L'augmentation des dépenses de santé marque le pas dans la zone OCDE. L'augmentation des dépenses de santé a enregistré en 2010 un fort ralentissement, voire une baisse, dans la quasi-totalité des pays de l'OCDE, inversant une tendance à long terme de progression rapide, selon les dernières statistiques de l'OCDE sur la santé. Les dépenses de santé des pays de l'OCDE ont augmenté en moyenne de près de 5% par an en termes réels au cours de la période 2000-2009, mais ont connu une croissance égale à zéro en 2010. Les chiffres préliminaires dont l'OCDE dispose pour un nombre limité de pays laissent présager pour 2011 une augmentation faible, voire inexistante. L'arrêt de la progression des dépenses de santé en 2010 s'explique par un recul de 0,5% des dépenses publiques, après une hausse de plus de 5% par an en 2008 et 2009. Si la plupart des pays ont maintenu le niveau de leurs dépenses de santé au début de la crise économique, les coupes budgétaires ont véritablement commencé à prendre effet en 2010, particulièrement dans les pays européens les plus durement touchés par la récession.En Irlande, les restrictions imposées en matière de dépenses publiques se sont traduites en 2010 par une baisse de 7,6% du montant total des dépenses de santé, lequel avait augmenté de 8,4% par an en moyenne entre 2000 et 2009. De même, les dépenses de santé de l'Islande ont chuté de 7,5% suite à une réduction de 9,3% des dépenses publiques. S'agissant de l'Estonie, les dépenses de santé - dont le taux de croissance annuel a frôlé une moyenne de 7% par an tout au long de la période 2000-2009 - ont plongé de 7,3% en 2010 en raison d'une réduction des dépenses publiques et privées. En Grèce, les estimations des dépenses de santé indiquent une baisse de 6,5% en 2010, après une augmentation annuelle moyenne de plus de 6% entre 2000 et 2009. Hors Europe, la croissance des dépenses de santé a ralenti en 2010, pour atteindre environ 3% aux États-Unis, au Canada, et en Nouvelle-Zélande. Elle est restée supérieure à 8% en Corée. (IL)