Bruxelles, 25/07/2012 (Agence Europe) - Le ministre des Affaires étrangères de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), Nikola Poposki, a souligné, mardi 24 juillet, qu'il a « bon espoir que sous la présidence chypriote, nous puissions ouvrir les négociations en vue de l'adhésion pour les perspectives européennes de notre pays et de la région », précisant que le lancement des négociations est une priorité pour son pays. « Nous espérons (…) que le cadre qui sortira de ces négociations nous permettra de résoudre certaines questions bilatérales comme ce fut le cas avec la Croatie », a ajouté le ministre, alors qu'un différend à propos du nom « Macédoine » oppose son pays à la Grèce, laquelle bloque l'ouverture des négociations.
Soulignant les avancées du pays et incitant le pays à poursuivre ses efforts, le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, a souligné que « c'est le moyen de parvenir à un climat positif plus tard cette année lorsque les États membres prendront des décisions au sujet du processus d'élargissement »..
De bonnes avancées du pays
M. Poposki était à Bruxelles pour le Conseil d'association et de stabilisation avec l'ARYM. Tout comme M. Füle, il a souhaité que son pays passe à la deuxième phase de l'accord de stabilisation et d'association (ASA).
« La Commission réitère sa proposition de passer à la deuxième étape de la mise en œuvre de l'ASA qui approfondira la libéralisation du marché », a précisé le commissaire.
L'UE et l'ARYM ont discuté des avancées de Skopje dans de nombreux domaines. Le Conseil a noté la volonté du gouvernement de l'ARYM d'agir sur les principales préoccupations des domaines clés du dialogue à haut niveau sur l'adhésion: médias, état de droit et droits fondamentaux, réforme de l'administration publique, réforme électorale et développement de l'économie de marché, et l'a encouragé à continuer.
L'UE a félicité Skopje pour la poursuite de ses engagements pris dans le cadre de l'accord cadre de l'Ohrid, passé en 2001 entre des partis albanais et macédoniens. Elle a aussi salué les efforts de réformes sur la procédure électorale, la liberté d'expression des médias, et les droits de l'Homme. La réforme de la justice, la lutte contre la corruption, la coopération régionale, l'instrument d'assistance de pré-adhésion et les progrès dans les domaines couverts par l'ASA, tels que l'agriculture, le marché intérieur, le commerce, les douanes ou l'énergie, ont aussi été discutés. (CG)