Bruxelles, 24/07/2012 (Agence Europe) - Fin mars 2012, la dette publique des États de la zone euro s'est inscrite une nouvelle fois en hausse par rapport à la fin de l'année 2011, malgré les efforts de consolidation budgétaire en cours, selon les chiffres qu'a publiés lundi 23 juillet par l'Office statistique de l'Union européenne (Eurostat).
En l'espace trois mois, la dette publique a en effet grimpé en moyenne de 0,9 points de pourcentage pour atteindre 88,2% du PIB de la zone euro. Parmi les Dix-sept, seule la Grèce, avec la Finlande, a réduit son ratio dette/PIB de 165,3% à 132,4% entre décembre 2011 et mars 2012. Elle reste toutefois le pays le plus endetté de la zone euro devant l'Italie (123,3%), le Portugal (111,7%), l'Irlande (108,5%) et la Belgique (101,8%). Au sein des Vint-sept, les perspectives ne sont pas plus réjouissantes puisque la dette publique a atteint 83,4% du PIB contre 82,5% fin 2011. En trois mois, 21 États membres ont connu une hausse de leur ratio dette/PIB, de quoi peser largement dans la moyenne. Seuls le Danemark, la Hongrie, la Pologne et la Suède sont parvenus, comme la Finlande et la Grèce, à faire diminuer ce ratio.
Il faut toutefois tenir compte de l'implication des États dans les plans d'assistance financière destinés aux pays les plus en difficulté. Fin mars 2012, la part des prêts intergouvernementaux dans le PIB dans la zone euro s'élevait à 1,2% et à 0,9% dans l'Union européenne. (EL-stag)