Bruxelles, 24/07/2012 (Agence Europe) - L'organe de règlement des différends de l'OMC va trancher sur la plainte de l'UE, des États-Unis et du Japon contre les restrictions de la Chine à l'exportation d'un groupe de 17 minerais essentiels pour l'industrie de haute technologie.
L'organe de règlement des litiges à l'OMC a décidé, à la demande des pays membres plaignants, lundi 23 juillet, de mettre en place un groupe spécial chargé d'examiner la question des restrictions chinoises à l'exportation de terres rares, de tungstène et de molybdène.
Tandis que Bruxelles, Washington et Tokyo dénoncent des quotas et des droits d'exportation, ainsi que des formalités administratives qui aboutissent à une limitation des exportations chinoises de ces produits, les rendant de plus en plus chères pour les importateurs étrangers, Beijing défend sa politique visant à protéger ses ressources naturelles et à assurer un développement économique durable.
Réagissant lundi, la délégation chinoise à Genève a dit regretter la constitution d'un panel, assurant que « la Chine n'a aucunement l'intention de protéger son économie locale par des moyens qui aboutissent à une distorsion des règles commerciales ». Selon des statistiques citées par Beijing, la Chine a une part de plus de 90% dans le marché mondial des terres rares, alors qu'elle ne représente que 23% des réserves mondiales de ces ressources. Une surexploitation qui, à ses yeux, porte un préjudice à son développement durable.
Le panel doit, en principe, rendre son rapport dans un délai de six à neuf mois. Un accord à l'amiable est encore possible pendant ses travaux. (EH)