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Bulletin Quotidien Europe N° 10650
PRÉSIDENCE CHYPRIOTE / (ae) Économie

Le ministre des Finances chypriote appelle à une Europe juste

Nicosie, 06/07/2012 (Agence Europe) - Le ministre des Finances chypriote Vassos Shiarly a appelé, vendredi 6 juillet, à une Europe juste au sujet de l'aide financière que son pays demande. La crise qui touche notre pays est due à « un autre pays de la zone euro », a expliqué M. Shiarly, sans citer la Grèce. Nicosie paie en effet au prix fort sa proximité et sa connexion financière avec Athènes. Le ministre a souligné que les banques chypriotes avaient perdu 4,2 milliards d'euros avec la crise grecque soit l'équivalent de 24% du PIB du pays. Soulignant qu'il n'est pas juste que son pays subisse les répercussions de la crise grecque, le ministre a précisé qu'il aborderait cette question avec ses futurs créanciers institutionnels, présents cette semaine dans l'île. « Lors des négociations, nous relaierons les informations, ceci est une information », a-t-il promis.

M. Shiarly a indiqué que les autorités chypriotes communiquaient à la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI), qui représentent les futurs créanciers institutionnels, les informations dont elle a besoin « pour qu'elle évalue correctement la situation », a ajouté le ministre. La 'troïka' sait ce qu'elle à faire et elle regarde Chypre « d'une manière juste », a-t-il ajouté. Il n'a pas manifesté d'inquiétudes au sujet de la conditionnalité des aides européennes, en particulier sur le fait que la 'troïka' pourrait demander à Chypre de relever son faible taux d'imposition des sociétés (10%). Ce faible taux aide l'économie chypriote, fondée sur les services, a jugé M. Shiarly. Cette question avait été soulevée lorsque l'Irlande avait demandé de l'aide mais Dublin n'avait jamais répondu à la pression exercée alors par l'Allemagne et surtout la France.

Pas de spéculation sur le montant de l'aide

Le ministre a refusé de chiffrer l'aide pour son pays. « Nous allons attendre l'évaluation complète des besoins, nous n'allons pas spéculer sur un montant », a-t-il précisé. Sur la probabilité d'obtenir un prêt de pays tels que la Russie ou la Chine, M. Shiarly a indiqué que Chypre discuterait avec l'UE à ce sujet. « S'il vient, quand il viendra, nous discuterons avec nos partenaires en Europe et nous prendrons une décision », a-t-il précisé. Pour lui, les pays qui ont besoin d'une aide européenne n'ont pas à être stigmatisés, rappelant qu'ils contribuent aux fonds d'aide européen. (CG)

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