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Bulletin Quotidien Europe N° 10650
PRÉSIDENCE CHYPRIOTE / (ae) Économie

Barroso demande à Chypre de s'approprier le programme d'aide

Nicosie, 06/07/2012 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne a souligné, vendredi 6 juillet à Nicosie, que pour qu'un programme d'aide soit un succès, « le pays doit se l'approprier, ce serait une erreur de penser que c'est quelque chose que l'on impose de l'extérieur ». Et de souligner que cette appropriation est « cruciale ». « Il ne faut pas croire que par le truchement d'une aide extérieure, on va résoudre tout ça (les problèmes financiers) (…) mais la question est comment le pays lui-même va s'atteler à ses défis, c'est là où s'approprier son programme est important », a ajouté José Manuel Barroso lors d'une conférence de presse conjointe avec le président de Chypre Demetris Christofias.

Soutien de la population

Le président de la Commission a appelé les Chypriotes à dégager un consensus parmi la population sur leur programme d'aide. « Tant que c'est possible, il faut dégager un consensus large entre vous pour soutenir le programme. Ce ne sera pas facile, certaines des mesures à court terme sont difficiles à prendre. C'est la seule façon de dégager un bénéfice pour le citoyen, pour créer des emplois, de la croissance », a expliqué le président de la Commission. « Il faut assumer la situation en essayant d'avoir le soutien ou au moins un dialogue avec la société. Quand les chefs d'État auront le courage de donner ces explications il y a de bonnes chances pour que tout se passe bien », a ajouté M. Barroso.

Selon lui, les pays dont les efforts sont bénéfiques sont ceux où les gouvernements « s'investissent au niveau national et tentent de concilier les efforts des différents acteurs concernés » et disent quoi faire sans intervention extérieure, a ajouté le président de la Commission européenne. Et de préciser que les gouvernements dont les efforts ont été les plus couronnées de succès sont ceux qui ont dit quoi faire sans intervention extérieure. « Il faut du courage pour dire que nous devons procéder à des réformes », a-t-il indiqué.

Dirigeants faibles

Selon lui, le manque d'appropriation peut s'expliquer par un manque de leadership nécessaire. « Les dirigeants sont faibles et n'ont pas le courage d'expliquer la situation », a lancé M. Barroso. Il a aussi rappelé que les décisions ne sont pas « imposées ». « Il n'y a aucun programme sans un accord unanime », a-t-il dit. (CG)

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