Limassol, 06/07/2012 (Agence Europe) - Le ministre chypriote des Communications et du Travail, Efthemios Flourentzou, a présenté jeudi 5 juillet, les ambitions de la présidence chypriote en matière de politique maritime intégrée, une des priorités. Après l'économie verte de la présidence danoise, le ministre chypriote veut « une économie bleue ». M. Flourentzou souhaite « stimuler la croissance, l'emploi et la compétitivité des secteurs maritimes qui représentent une source de potentiel économique inexploité qui est vital pour l'avenir de l'Europe et sa reprise économique ». « La politique maritime intégrée de l'UE est un outil important pour atteindre les objectifs de la stratégie EUROPE 2020 », a-t-il martelé. Il a mis en avant, entre autres, le transport maritime, la construction et l'équipement navals, le tourisme côtier et maritime, les sources d'énergie renouvelables, l'aquaculture et le développement de nouvelles technologies pour l'exploitation durable des gisements de minéraux marins. Selon M. Flourentzou, il est aussi important de souligner « la durabilité, la prospérité et la nécessité » d'une véritable approche stratégique des affaires maritimes et des zones côtières de l'Europe.
Déclaration de Limassol le 8 octobre
Les ministres des Affaires maritimes se retrouveront le 8 octobre à Limassol, principal centre maritime de Chypre, pour « redynamiser » la politique maritime intégrée de l'UE, lancée en octobre 2007 sous présidence portugaise. Les ministres devraient adopter la « déclaration de Limassol », qui doit devenir le jalon du développement futur de cette politique et qui sera soumise au Conseil pour examen et adoption, en vue du Conseil Affaires générales et du Conseil européen de décembre 2012. En plus de souligner la « croissance bleue » et le potentiel inexploité des activités maritimes, la déclaration mettra l'accent sur l'importance de développer davantage les outils transversaux tels que l'aménagement du territoire maritime (Maritime Spatial Planning), la connaissance du milieu marin (Marine Knowledge), la surveillance maritime intégrée (Integrated Maritime Surveillance) ou la mise en œuvre effective de la directive-cadre stratégie marine (Marine Strategic Framework Directive).
Rappelant que Chypre est « un État maritime », dont les affaires maritimes représentent 8% du PIB, le ministre a aussi souligné la nature de plus en plus transfrontalière des activités maritimes et de leurs impacts. Il souhaite que la réunion ministérielle s'intéresse aussi au renforcement de la coopération sectorielle et intersectorielle de l'UE avec les pays partageant son bassin maritime. (CG)