Bruxelles, 08/06/2012 (Agence Europe) - Sur le front de l'aide humanitaire, pas de repli frileux des citoyens de l'UE, que du contraire ! Selon deux sondages Eurobaromètre dont les résultats ont été publiés vendredi 8 juin par la Commission européenne, près de 9 citoyens sur dix (88%) jugent important que l'UE continue à financer l'aide humanitaire (soit 9% de plus depuis le dernier sondage réalisé en 2010) et ils sont presque aussi nombreux (84%) à penser que ce financement doit être maintenu en dépit de la crise économique actuelle et des fortes pressions qui s'exercent sur les budgets.
Ces sondages portaient respectivement sur l'appui du public à l'aide humanitaire de l'UE et aux activités de l'UE dans le domaine de la protection civile. Ils ont été réalisés entre le 25 février et le 11 mars dernier dans les 27 États membres, et dans les deux cas, un échantillon représentatif de 26 751 personnes a été interrogé en face-à-face, À l'heure du 20ème anniversaire d'ECHO (le service d'aide humanitaire et de protection civile de la Commission), leurs résultats sont réconfortants pour l'UE.
« Je suis fière que l'Europe fasse preuve d'un tel engagement et d'un tel soutien envers l'aide humanitaire et la protection civile, malgré les difficultés auxquelles nous sommes confrontés en ce moment. Nous attachons une grande importance à cette démonstration de générosité », a aussitôt déclaré Kristalina Georgieva, commissaire européenne à Coopération internationale, l'Aide humanitaire et la Réaction aux crises.
Aide humanitaire. Le rôle que joue la Commission européenne dans la coordination de l'aide humanitaire de l'UE bénéficie d'un soutien franc et massif de 71% des personnes interrogées (+13% par rapport à 2010), et l'initiative visant à associer les jeunes Européens aux opérations humanitaires de l'UE, au sein d'un corps volontaire européen (innovation introduite par le Traité de Lisbonne) a les faveurs de 88% des sondés.
Plus de deux tiers des personnes interrogées (68%) savent que l'UE finance des actions d'aide humanitaire, et elles sont un tiers à considérer être bien informées sur les activités humanitaires de l'UE (+12% par rapport à 2010)
Protection civile. 82% des citoyens interrogés reconnaissent qu'une stratégie coordonnée à l'échelle de l'UE pour faire face aux catastrophes naturelles est plus efficace que des mesures prises au niveau national. 92% reconnaissent que tous les pays n'ont pas les ressources nationales suffisantes pour faire face à eux seuls à une catastrophe majeure, et ils sont 84% à convenir que les États membres de l'UE devraient être contraints par la législation à préparer et publier des plans de gestion des catastrophes.
Le niveau d'inquiétude des citoyens quant à l'éventualité de catastrophes naturelles dans l'UE est élevé. 75% des personnes interrogées redoutent au premier chef des catastrophes d'origine humaine, comme les marées noires et les accidents nucléaires, 67% redoutent des inondations et des tremblements de terre, tandis que 64% sont au premier chef préoccupés par de possibles attentats terroristes, et 59% par de possibles conflits armés.
Seules quatre personnes sur dix (38%) connaissent la mission de coordination de la protection civile de la Commission européenne. Et elles ne sont que 19% à s'estimer bien informées des activités de l'UE.
Dans les deux enquêtes, la télévision et Internet ont été citées comme les sources d'information préférées des personnes interrogées, suivies par la presse écrite et la radio.
La Commission européenne participe au financement d'opérations d'aide humanitaire dans le monde entier. Dans le domaine de la protection civile, elle a pour principale mission de coordonner la mise en œuvre de l'assistance aux populations victimes de catastrophes, tant dans les États membres de l'UE que dans les pays tiers. Les résultats des sondages Eurobaromètre sont accessibles en ligne http://ec.europa.eu/public_opinion/index_fr. htm (AN)