Bruxelles, 11/05/2012 (Agence Europe) - Fathallah Sijilmassi, secrétaire général de l'UpM (Union pour la Méditerranéenne), affirme sa foi dans le projet de désalinisation de l'eau à Gaza et engage concrètement son institution dans la mobilisation des fonds nécessaires à sa réalisation. Le projet prévoit la construction d'une capacité de 100 millions de mètres cubes au profit d'une population estimée à plus d'un million et demi de personnes. Selon des sources non officielles, le projet coûtera plus de 350 millions d'euros. La France a annoncé en marge du Forum mondial de l'eau à Marseille (mars dernier) sa participation à hauteur de 10 millions d'euros si sa faisabilité est confirmée. La Norvège serait également intéressée.
À cette fin, ses services ont organisé la semaine dernière à Barcelone une réunion de coordination des investisseurs potentiels, en premier la Banque européenne d'investissement (BEI), la Banque mondiale, le PNUD (programme des Nations unies pour le développement), le PNUE (programme des Nations unies pour l'environnement).
Une des questions posées sera de déterminer à terme les proportions de crédits budgétaires et d'apports en investissements privés. Des financements publics de pays du Golfe persique et de Norvège sont attendus. L'UE pour une part également. La BEI se serait engagée pour le financement (crédits budgétaires) d'études et d'actions d'assistance pour étudier la faisabilité du projet. « Nous avons convenu avec l'autorité palestinienne, la BEI et la Banque mondiale, de la façon de procéder » et établi une présentation commune du projet à soumettre aux investisseurs potentiels et fixé les besoins de consultations prochaines, indique-t-on depuis Barcelone.
Israël apportera son soutien au projet, annoncé le 14 mars à Marseille, de construction d'une usine de dessalement dans la bande de Gaza, où l'eau de la nappe phréatique trop salée est impropre à la consommation, a déclaré son ministre de l'Énergie et de l'Eau mardi, interrogé par l'AFP en marge du Forum mondial de l'Eau. (FB)