Bruxelles, 11/05/2012 (Agence Europe) - Le Conseil de l'UE a adopté jeudi 11 mai une orientation générale partielle sur 'Erasmus pour tous', le nouveau programme intégré proposé par la Commission européenne et qui remplacera pour la période 2014-2020 pas moins de sept programmes en matière d'éducation, de formation, de jeunesse et inclura une nouvelle dimension, le sport. Estimant que le souhait de la Commission de rationnaliser les initiatives existantes mèneront à plus de clarté et à un meilleur fonctionnement, les États membres soutiennent le nouveau programme qui « épousera les ambitions de mobilité et d'éducation des jeunes », selon la ministre danoise Christine Antorini. Le programme montre l'importance de l'éducation pour améliorer l'employabilité des jeunes, a-t-elle ajouté. « Il y a eu un très large consensus concernant les grands points du programme. (…) On a pu se concentrer sur la valeur ajoutée européenne et les ministres ont confirmé les trois actions clés » du programme, s'est réjouie la commissaire en charge de l'éducation, de la culture, de la jeunesse et du multilinguisme Androulla Vassiliou. Selon elle, « nous envoyons un signal clair aux jeunes: l'Europe prend soin d'eux ». Les discussions n'ont pas abordé la question budgétaire qui sera discutée lors de négociations en cours sur le cadre financier pluriannuel. Pour rappel, la Commission a proposé de doter 'Erasmus pour tous' d'un budget de 19 milliards d'euros pour la période 2014-2020.
Les grandes priorités d''Erasmus pour tous' sont la rationalisation, la simplification, et le renforcement des liens entre les secteurs de l'éducation et de l'apprentissage formels et informels. La Commission voulait un programme unique, avec des modalités d'application et des procédures plus simples, pour éviter la dispersion et les doubles emplois. Une initiative bienvenue par les États membres en cette période de crise. Le nouveau programme se concentre sur trois types d'actions clés: la mobilité des individus à des fins d'apprentissage, la coopération en matière d'innovation et de bonnes pratiques, et le soutien à la réforme des politiques nationales en matière d'enseignement.
Le bon accueil réservé au programme intégré par les États membres ne reflète pas les inquiétudes soulevées par une majorité de députés de la commission de l'Éducation et de la culture au Parlement européen. Ceux-ci craignent la disparition du nom de programmes tels que 'Comenius' ou 'Grundtvig' et la dissolution des objectifs poursuivis par les programmes actuels. Certains États membres ont toutefois montré quelques difficultés sur certains points spécifiques, notamment en matière de budget et de garanties de prêts. Ces questions seront approfondies sous présidence chypriote, au deuxième semestre 2012. (IL)