Bruxelles, 04/05/2012 (Agence Europe) - Les experts des pays de l'UE réunis au sein du comité spécial agriculture, qui ont débattu le 30 avril de la proposition de la Commission européenne sur l'OCM (organisation commune de marché) unique dans le cadre de la réforme de la politique agricole commune (PAC), ont marqué en grande majorité leur accord de principe sur le projet de renforcement des organisations de producteurs (OP) et du système d'interprofession dans tous les secteurs. C'est le cas notamment de l'Espagne, de la France, de l'Italie, de la Pologne ou encore de la Roumanie.
Toutefois, certains États membres, dont Allemagne, Suède, République tchèque, Royaume-Uni, Pays-Bas, restent réticents à l'égard de la reconnaissance obligatoire de ces entités. Plusieurs délégations (suédoise, britannique, néerlandaise…) se montrent critiques sur la possibilité d'extension des règles et des contributions obligatoires aux non-membres des organisations de producteurs. D'autres (comme Belgique et République tchèque) peuvent accepter cette disposition, si elle est d'application volontaire et sous la responsabilité des autorités nationales. Par ailleurs, certains États membres (Allemagne, Suède, Pays-Bas, Royaume-Uni) ne souhaitent pas une extension des mesures adoptées pour le lait à d'autres secteurs, de crainte de distorsions de concurrence. D'autres, comme la France, l'Espagne et la Finlande, préféreraient un renforcement des organisations de producteurs pour peser sur la négociation des contrats dans d'autres secteurs que le lait.
Le prochain CSA, lundi 7 mai, discutera des sujets suivants: - réforme de la PAC: développement rural (zones à contraintes naturelles dans le 2ème pilier) ; - paquet qualité (normes de commercialisation et programmes qualité) ; - proposition sur la production et l'étiquetage des produits de l'agriculture biologique. (LC)