Bruxelles, 17/04/2012 (Agence Europe) - La mission d'observation européenne des élections législatives algériennes du 10 mai est en place et opérationnelle depuis lundi, rapporte la presse algérienne dans son ensemble pour souligner cette innovation dans un pays généralement sourcilleux et jaloux de son indépendance, loin de tout regard étranger.
L'eurodéputé Ignacio Sanchez Salafranca (PPE, Espagne), qui dirige la mission, a donné le même jour une conférence de presse dans laquelle il a tenu à prévenir tout risque d'incompréhension du rôle de son équipe: « Les observateurs de l'UE ne vont pas contrôler le scrutin », a-t-il tenu à rassurer: « Nous ne sommes pas en Algérie pour contrôler. Nous sommes là pour observer. Nous ne sommes pas un arbitre mais un ami de l'Algérie ».
« Première du genre dans l'histoire des législatives en Algérie, déployée par l'UE à la demande du gouvernement algérien », la mission veut juste « s'assurer que l'électeur algérien s'exprime librement », a précisé M. Salafranca lors de sa conférence rapportée dans le détail par l'agence algérienne de presse, APS. Elle « pourra, à travers ses recommandations contribuer à l'amélioration du système électoral en Algérie et lui apporter une transparence additionnelle ».
La mission prévoit de rendre publiques ses premières conclusions dans 24 à 48 heures après l'annonce des résultats du scrutin et un rapport final, avec des conclusions détaillées sera rendu public en Algérie, au plus tard deux mois après le scrutin.
Pour M. Salafranca, invité à commenter la situation en cours, « sans anticiper un jugement, pour l'instant tout à l'air de bien se passer (..) Nous avons reçu toutes les garanties pour accéder à toutes les phases du processus électoral et nous sommes très satisfaits de nos discussions avec les autorités algériennes ». (FB)