Bruxelles, 26/03/2012 (Agence Europe) - La stratégie européenne pour la mer Baltique regarde dans le rétroviseur et ajuste ses ambitions en vue de la prochaine période de programmation financière: il faudra dorénavant axer les efforts sur le désenclavement de la région, augmenter sa prospérité, et rendre la mer plus propre et plus sûre. Tels sont les principaux enseignements de la communication spécifique que la Commission européenne a adoptée vendredi 23 mars sur cette stratégie qui concerne huit États membres (Allemagne, Danemark, Finlande, Pologne, Suède, trois pays baltes) ainsi que des pays tiers comme la Russie.
Recadrer la stratégie. La stratégie de la mer Baltique étant le premier programme macro-régional à avoir été mis en place, la Commission en tire quelques enseignements: « La stratégie de l'UE pour la région de la mer Baltique donne des résultats, mais cette stratégie macro-régionale, nouvelle en son genre, nous livre aussi de précieux enseignements pour l'avenir. Cette communication répond à la préoccupation des États membres, qui ont demandé à la Commission de formuler des recommandations afin de renforcer l'impact de la stratégie », explique Johannes Hahn, le commissaire chargé de la Politique régionale. Afin de « mieux cibler les efforts à l'avenir », selon les termes du commissaire, la Communication introduit trois nouvelles priorités, ainsi que des objectifs et des indicateurs pour baliser le travail de mise en œuvre et d'évaluation.
Nouvelles priorités. Au titre de la priorité 'Sauver la mer baltique' figure la volonté de rendre la navigation plus sûre et de soumettre les navires à des impératifs environnementaux afin d'éliminer les rejets illégaux d'ici à 2020. La communication fixe l'objectif de réduire de 20 % le nombre d'accidents par rapport à 2010. Elle veut aussi renforcer la coopération entre les autorités de surveillance maritime. Désenclaver la région est une priorité additionnelle à la stratégie qui devrait œuvrer, d'ici 2015, afin de mieux connecter les marchés du gaz et de l'électricité. Enfin, la priorité est donnée aux échanges économiques qui pourraient croître de 15% dans la macro-région d'ici 2020.
Prochaine période de programmation. La stratégie avait été initiée par la Commission en 2009 afin d'augmenter la répercussion des financements européens pour atteindre les objectifs communs suivants: la prévention dans la détérioration de la qualité de l'eau, la protection de la biodiversité de la mer Baltique, une meilleure interconnexion économique, l'amélioration des approvisionnements énergétiques, la gestion du trafic maritime (de nombreux pétroliers se croisent en mer Baltique, NDLR). Recadrer la stratégie prend donc tout son sens, alors que les négociations sont en cours quant au montant des fonds européens qui seront alloués aux États membres. La Commission vient dès lors consolider le programme en vue des préparations de la prochaine période de financement 2014-2020. (MD)