Bruxelles, 26/03/2012 (Agence Europe) - À en croire les déclarations de plusieurs dirigeants européens, l'hypothèse d'une solution alternative à la taxation sur les transactions financières (TTF) acquièrt une certaine épaisseur. Dans une interview à la radio publique autrichienne Oe1, le vice-chancelier autrichien Michael Spindelegger a déclaré, samedi 24 mars, qu'il continuait à voir de « bonnes chances » pour l'introduction d'une telle taxe dans l'UE. Prêt à continuer à « se battre » pour finaliser ce projet, il a toutefois nuancé son propos: « Si nous n'y arrivons pas, nous devrons faire autre chose, quelque chose d'équivalent ». Le jour même sur les ondes de la radio publique allemande SWR, le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble avait indiqué que, faute de progrès rapides et d'un soutien suffisant au projet imaginé par la Commission, il soutiendrait la mise en place de « solutions alternatives équivalentes, telles qu'une taxe de bourse étendue et qui ait le soutien le plus large possible ». Un tel impôt ne peut « pas être imposé en Europe », a-t-il reconnu laissant entendre que l'Allemagne pourrait renoncer à un projet qu'elle défendait jusqu'ici avec huit autres États membres, dont la France et l'Autriche (EUROPE n°10549). L'opposition du Royaume-Uni à ce projet hypothèque lourdement son adoption à l'unanimité au Conseil de l'UE. Le 13 mars dernier lors du Conseil Écofin, le ministre allemand avait assuré être prêt à « se battre » pour la TTF dans l'UE, se disant toutefois opposé à son introduction « au sein d'un petit nombre seulement de membres de la zone euro », « une solution 'patchwork' » n'ayant, selon lui, « pas de sens » (EUROPE n° 10573). (FG)