login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10572
Sommaire Publication complète Par article 26 / 37
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) commerce

Marchés publics, Sarkozy prône la réciprocité

Bruxelles, 12/03/2012 (Agence Europe) - Le chef de l'État français Nicolas Sarkozy plaide pour la préférence européenne dans les marchés publics, en attendant la réciprocité dans l'ouverture des marchés tiers.

« Le libre-échange, oui. La concurrence déloyale non. L'Europe qui ouvre tous ses marchés publics quand d'autres n'en ouvrent aucun, c'est non. Agir ainsi, ce n'est pas accepter le libre-échange, c'est accepter d'être une Europe passoire », a expliqué le président français Nicolas Sarkozy, en campagne pour sa réélection, dimanche 11 mars. « La réciprocité exigée ce n'est pas le protectionnisme, c'est la volonté d'une concurrence loyale entre les grands marchés du monde », a-t-il ajouté. Prenant l'exemple des États-Unis, qui depuis 1933, a-t-il fait valoir, sont contraints par la loi à n'utiliser que des produits fabriqués sur leur territoire dans les marchés publics, obligation étendue depuis 30 ans à tous les marchés d'infrastructures autoroutières et de transports en commun qui bénéficient de subventions gouvernementales, le chef de l'État français déplore que « l'Europe [s'interdise] ce que les États-Unis, pays le plus libéral du monde, [s'autorisent] ». Aussi, la France demandera-t-elle, si M. Sarkozy est réélu, que l'Europe se dote d'un Buy European Act sur le modèle du Buy American Act. De sorte que « les entreprises qui produiront en Europe bénéficieront de l'argent public européen ». En outre, si aucun progrès sérieux sur l'exigence de la réciprocité avec les principaux partenaires commerciaux de l'UE n'était enregistré d'ici un an, « la France appliquera unilatéralement cette règle jusqu'à ce que les négociations aboutissent. La France exigera que désormais les PME européennes aient une part des marchés publics qui leur soit réservée », a prévenu M. Sarkozy.

Réagissant lundi à l'appel du chef de l'État français, Michel Barnier a plaidé pour une « solution non protectionniste ». Le commissaire européen au Marché intérieur a rappelé qu'il travaillait conjointement avec son collègue au Commerce Karel De Gucht à une proposition visant à garantir une meilleure réciprocité des pays tiers comme la Chine dans l'accès aux marchés publics. Une proposition qui se veut « précisément une bonne réaction non protectionniste mais qui [permettrait] d'appliquer une réciprocité sous certaines conditions et [donnerait à l'UE] du levier vis-à-vis de [ses] partenaires commerciaux », a-t-il expliqué. Le projet de texte de l'exécutif européen, qui devrait être publié le 21 mars, vise à limiter dans certains cas l'accès aux marchés publics de l'UE aux entreprises de pays tiers qui n'assurent pas des conditions équivalentes aux sociétés européennes candidates chez eux à des appels d'offre (EUROPE n° 10545). (EH)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
COUR DE JUSTICE DE L'UE
AFFAIRES & ENTREPRISES
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE