login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10572
Sommaire Publication complète Par article 22 / 37
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

Pas de résolution en vue au Conseil de sécurité

Bruxelles, 12/03/2012 (Agence Europe) - Les autorités syriennes devront répondre de leurs actes devant la justice internationale, a souligné lundi 12 mars devant le Conseil de sécurité des Nations unies le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, suggérant de préparer (...) les conditions d'une saisine de la Cour pénale internationale. « Les crimes du régime syrien ne sauraient rester impunis. Le jour viendra où les autorités civiles et militaires de ce pays devront répondre de leurs actes devant la justice », a-t-il souligné, rappelant que « le rapport de la commission d'enquête de l'ONU confirme qu'un crime contre l'humanité est en cours ». Il a demandé à la Chine et à la Russie de changer de position. Son homologue britannique William Hague, a appelé le Conseil de sécurité à faire preuve d'unité et de leadership en adoptant rapidement une résolution demandant la fin des violences en Syrie et soutenant le plan de règlement de la Ligue arabe. Il a précisé qu'en marge du Conseil, des « réunions intensives » sur une résolution continuent entre le Royaume-Uni, les États-Unis, l'Allemagne et le Portugal.

Le ministre russe, Sergueï Lavrov, a lui affirmé que le Conseil de sécurité était manipulé sur la crise syrienne comme il l'avait été sur la Libye. « Les sanctions unilatérales, les tentatives pour favoriser un changement de régime à Damas et les encouragements donnés à l'opposition armée syrienne constituent des recettes risquées d'ingénierie géopolitique qui ne peuvent aboutir qu'à une extension du conflit en Syrie », a-t-il expliqué.

Pas de résolution au rabais

Samedi, M. Juppé a précisé qu'il n'acceptera pas une résolution du Conseil de sécurité qui mette sur le même plan le régime et les opposants. « Actuellement la possibilité d'un accord est bloquée. Nous n'accepterons pas que soit mis dos à dos le régime et ceux qui se battent (contre lui). C'est au régime de prendre l'initiative d'arrêter les représailles, que les violences cessent », a expliqué Alain Juppé. « C'est scandaleux de mettre sur le même plan des citoyens qui essaient de se défendre et le régime », a ajouté le ministre alors que la Russie a annoncé vendredi qu'elle était opposée au nouveau projet de résolution sur la Syrie portant sur l'aide humanitaire, qu'elle juge déséquilibré, notamment car il ne contient pas d'appel à un cessez-le-feu des rebelles comme des forces gouvernementales. « Je pensais qu'une fois les élections passées en Russie, on pourrait être un peu plus dans le consensuel, mais pour l'instant, l'attente ne se vérifie pas », a précisé M. Juppé.

« Il faut demander à la Russie et la Chine de réfléchir à leur responsabilité et qu'ils reconnaissent qu'il n'est pas possible de rester dirigeants d'un pays si on massacre sa population », a expliqué la Haute représentante de l'UE Catherine Ashton. Lundi, en ouverture de session plénière, le président du Parlement européen, Martin Schulz, a appelé les « puissances qui peuvent exercer un droit de veto » à ne plus faire « dépendre leur actions de réflexions surtout tactiques ». Une minute de silence a été respectée pour les victimes du régime.

Samedi, l'Arabie saoudite a jugé que les vetos russe et chinois ont « donné au régime syrien un passe-droit pour poursuivre ses pratiques brutales contre le peuple syrien, sans compassion et sans pitié ». (CG)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
COUR DE JUSTICE DE L'UE
AFFAIRES & ENTREPRISES
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE