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Bulletin Quotidien Europe N° 10572
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) affaires ÉtrangÈres

L'UE va se doter d'un Haut représentant aux droits de l'Homme

Copenhague, 12/03/2012 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères se sont accordés, vendredi 9 mars, sur la création d'un poste de Haut représentant pour les droits de l'Homme. Le Haut représentant, qui devrait permettre à l'UE de parler d'une seule voix dans ce domaine, pourrait être désigné lors du Conseil des Affaires étrangères de fin juin, selon un diplomate. « Nous sommes très heureux que nous ayons pu nous mettre d'accord sur une politique de l'UE pour les droits de l'Homme qui se traduira par une stratégie avec des mesures concrètes sans doute en juin, et un représentant qui aura la responsabilité de ce domaine », a expliqué le ministre danois des Affaires étrangères danois, Villy Sovndal, à l'issue du Conseil informel, samedi 10 mars. « Il est très important que cette question soit un fil directeur dans ce que nous faisons. Quand nous parlons de l'aide aux pays, du commerce, mais aussi quand nous nous allions avec d'autres pays qui s'intéressent à ces questions, nous devons être plus forts », a-t-il ajouté.

Faire évoluer le SEAE

Les ministres ont également discuté de l'amélioration du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), en temps de crise économique. « Ce n'est pas une critique de dire 'on peut mieux le faire' », a précisé un diplomate. Selon lui, concernant le SEAE « le verre est à moitié vide et à moitié plein », rappelant que le SEAE est parti de zéro. « Nous sommes tout à faits satisfait du travail du SEAE. C'est un tout jeune enfant, il a un an mais si on regarde le nombre de questions traitées, ce qu'on observe c'est que l'Europe est partie prenante dans plus en plus de questions, elle parle d'une voix. Le SEAE fait un excellent travail, félicitations pour cela à Catherine Ashton », a précisé M. Sovndal.

Pour les ministres, le SEAE a un rôle positif sur les discussions Kosovo/Serbie, sur l'Iran ou encore sur le processus de paix au Proche-Orient. Selon eux, le SEAE doit se pencher en priorité sur le voisinage et les Balkans, la ligne euro-atlantique, ou encore le Caucase après les élections en Russie. « L'Europe avance bien. Ce qu'a fait Ashton sur l'Iran, en Bosnie et dans les Balkans… bref l'UE est attractive et agit. On a une opération dans la corne de l'Afrique, on va monter une opération dans le Sahel », a rappelé le ministre français Alain Juppé. Selon lui, l'idée que l' « Europe est impuissante et ne travaille pas bien » est fausse.

Si, pour certains, la coordination européenne fonctionne bien, soulevant que les diplomaties européenne et nationale partagent parfois le même bâtiment, pour d'autres pays, il faudrait moins de personnes au siège à Bruxelles et plus d'employés dans les délégations. « Il faut améliorer les relations entre le SEAE et les services nationaux et dans chaque pays, les ambassades nationales et les délégations doivent travailler main dans la main, pour aider au développement multilatéral et bilatéral pour travailler dans le même sens », a précisé M. Juppé

Politique alternative aux sanctions

Samedi 10, les ministres ont discuté de la façon dont l'UE peut mieux apporter des changements dans les pays en haut de l'agenda de la politique étrangère, « à travers des pressions politiques et économiques et des incitations ». Selon un diplomate européen, la Syrie, le Bélarus, l'Iran et peut-être l'Ukraine ont pu être abordés pendant la discussion. « Nous avons eu une discussion sur 'les sanctions sont-elles utiles ou non ?' », Ce n'est pas une panacée. Dans certaines situations on peut soit ne rien faire soit utiliser l'arme des sanctions qui peut avoir une certaine efficacité », a précisé le ministre français. (CG)

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