Bruxelles, 19/01/2012 (Agence Europe) - Soucieux de l'autonomie des autorités locales en Hongrie, le Comité des régions (CdR) souscrit pleinement à la décision du 17 janvier de la Commission européenne d'entamer une triple procédure d'infraction à l'encontre du pays, pour sa nouvelle constitution qui enfreint la législation européenne. (EUROPE n° 10533)
Les préoccupations politiques du CdR découlent du fait que, selon la Constitution dont le gouvernement Orban a doté la Hongrie en début d'année, des conseils municipaux pourraient être dissous par le parlement national sur base d'une violation de la Constitution, sans même un jugement émis par la Cour constitutionnelle. Le CdR s'interroge tout autant sur des dispositions de la Constitution qui réduisent la gestion autonome des biens des autorités locales et ouvrent la porte à des « nationalisations ».
Pour la présidente du Comité, Mercedes Bresso, une action supranationale s'avère urgente: « Si les principes mêmes de la démocratie sont mis en danger, l'Union européenne, qui est une communauté de valeurs doit réagir. J'appelle les autorités hongroises à s'engager dans un dialogue véritable et constructif pour résoudre ces problèmes le plus vite possible. » Au-delà des développements politiques, le CdR est tout aussi concerné par l'évolution économique de la Hongrie. En effet, si le pays ne fait pas redescendre son déficit public en deçà de la barre des 3% du PIB, il s'expose sérieusement à une suspension des versements des fonds de cohésion qui lui sont encore dus pour la période de programmation 2007-2013 (EUROPE n° 10530). (MD)