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Bulletin Quotidien Europe N° 10535
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) fmi

Une dotation accrue aurait un impact systémique pour la Commission

Bruxelles, 19/01/2012 (Agence Europe) - La Commission soutient « avec force » l'accroissement des fonds que le Fonds monétaire international appelle de ses vœux. Cette démarche enverrait « un signal clair » aux marchés car elle accroîtrait « la capacité du FMI à remplir sa mission systémique » de stabilisation macro-économique à destination de tous ses membres et « pas seulement à destination de l'Eurozone », a déclaré jeudi 19 janvier le porte-parole du commissaire chargé de l'euro Olli Rehn. Selon lui, l'effort supplémentaire d'allocations de ressources devrait avoir « une dimension globale », surtout parmi les pays membres du G20, dans la mesure où aucune région du monde ne serait épargnée par une évolution négative de la crise de la dette souveraine en Europe.

Le FMI envisage d'augmenter ses ressources de 600 milliards de dollars, dont 100 milliards sous forme d'un matelas de sécurité, afin de faire face à des demandes d'assistance financière qui pourraient atteindre 1000 milliards de dollars dans les années à venir. « Il est important de veiller à ce que le FMI dispose de ressources adéquates pour s'attaquer aux faiblesses actuelles de l'économie mondiale et aux problèmes régionaux, et je me réjouis que cela soit reconnu. À cette fin, la direction et les services du FMI examineront diverses options qui permettraient d'accroître les ressources de l'institution, sous réserve de la mise en place de sauvegardes appropriées », a déclaré la directrice générale du FMI Christine Lagarde dans un communiqué, après que le conseil d'administration de l'organisation eut examiné mardi 17 janvier l'adéquation des ressources du FMI par le conseil d'administration. Et d'ajouter: « De nombreux administrateurs ont souligné qu'il est nécessaire et urgent de s'employer collectivement à contenir la crise de la dette dans la zone euro et à protéger les pays du monde entier contre les effets de contagion ».

En décembre, les Européens ont promis de mettre sur la table 200 milliards de dollars dont 150 milliards pour la zone euro sous forme de prêts bilatéraux, malgré les réticences du Royaume-Uni. En novembre, lors du sommet du G20 de Cannes, ils avaient évoqué la possibilité de réutiliser une partie des fonds dégagés suite à l'accord de 2010 sur la réallocation des droits de vote et des quotes-parts entre membres du FMI (EUROPE n°10254). Les États-Unis refusant de contribuer davantage, les ressources manquantes pourraient provenir des pays disposant de grosses réserves de liquidités, comme les grands pays émergents et les producteurs de pétrole.

Pour convaincre ces pays, l'Europe devra balayer devant sa porte et renforcer ses propres dispositifs de sauvetage financier. Les administrateurs du FMI saluent « le récent engagement des pays membres européens à contribuer aux ressources du FMI, tout en soulignant qu'il importe, au niveau européen, de faire en sorte que les pare-feu et autres mesures soient suffisamment solides pour faire face à la crise dans la zone euro », souligne Mme Lagarde. Nous sommes en train de déployer « l'effet de levier » du Fonds européen de stabilité financière (FESF) visant à quadrupler sa force de frappe et nous accélérons l'entrée en fonction du Mécanisme européen de stabilité, a souligné le porte-parole de M. Rehn. (MB)

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