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Bulletin Quotidien Europe N° 10534
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / (ae) parlement

Le Président Schulz s'explique face à la presse

Bruxelles, 18/01/2012 (Agence Europe) - Lors d'une conférence de presse qui a suivi son élection, mardi 17 janvier, le président élu du Parlement européen Martin Schulz a eu l'occasion de répondre aux journalistes sur des questions de style et de fond.

Le style d'abord. « Qu'allez vous faire pour contrôler votre tempérament politique ? », a demandé un journaliste allemand. « Je suis comme je suis… je vais défendre la dignité de la fonction, mais je constate trop souvent que les gens ne comprennent pas ce que les politiques disent… Je vais donc utiliser un langage clair, et, si ça doit craquer, je vais faire de mon mieux pour que ça craque dignement », a répondu Martin Schulz.

Le résultat de l'élection. Le PPE a-t-il respecté en bloc l'accord ? Vous auriez dû avoir une centaine de voix de plus…C'est un résultat honnête, un large soutien dont je me réjouis, a répliqué Martin Schulz. À ceux qui veulent dénoncer l'accord, il répond: il n'a jamais été mis en question lorsqu'on a élu le président Buzek, j'ai l'impression que pour vous ce n'est pas une question institutionnelle mais une question politique.

Quant à son apparent scepticisme sur les décisions en première lecture, le président du PE conteste que le fait de tenir une seule lecture accélère les procédures: 70% des accords en première lecture exigent autant de temps que deux lectures, car c'est souvent le Conseil qui ralentit.

Présence du Parlement dans des réunions des pays de la zone euro au niveau des chefs d'État. C'est normal que le président du PE ne soit pas présent à des réunions du Conseil, mais c'est différent dans le cas de structures nouvelles concernant l'union fiscale et budgétaire.

Interrogé sur l'attitude « difficile » ou le « manque de générosité » du gouvernement allemand en ce qui concerne la crise financière, M.Schulz constate: « On demande aux Allemands de 'mener', lorsqu'ils le font on leur dit 'non, pas comme çà…' » . Il invite les partenaires européens à comprendre son pays. L'Allemagne prend des risques considérables, elle a besoin de garanties. Mais peut-être doit-elle mieux expliquer sa position à ses partenaires, et ces derniers peuvent lui rappeler à quel point ils sont importants pour son économie. (LG)

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