Bruxelles, 18/01/2012 (Agence Europe) - La France et l'Allemagne veulent accélérer les discussions en Europe en matière de coordination fiscale, malgré les résistances de l'Irlande notamment, et feront bientôt des propositions sur leur impôt harmonisé sur les sociétés. Paris et Berlin avaient annoncé en août vouloir parvenir courant 2013 à un impôt sur les sociétés commun aux deux pays, dont les taux et l'assiette seraient ainsi harmonisés.
Afin de poser les bases d'une coopération fiscale élargie, la France et l'Allemagne expriment leur soutien à la proposition de la Commission européenne présentée en septembre en vue d'un système commun de taxe sur les transactions financières et présenteront d'ici la fin février des propositions de convergence concernant leur impôt sur les sociétés, selon le document franco-allemand. De manière générale, les deux pays demandent que la coordination fiscale en Europe soit accélérée. Un accord de principe avait été conclu l'an dernier par un grand nombre de pays européens à ce sujet, dans le cadre du 'Pacte euro plus', mais n'a guère donné de résultats à ce jour. Le chantier de l'harmonisation de la fiscalité des entreprises en Europe s'est jusqu'ici heurté au refus notamment de l'Irlande, qui pratique un impôt sur les sociétés très bas, ou encore de la Slovaquie.
Paris et Berlin redisent leur soutien en faveur de la taxe sur les transactions financières et veulent accélérer la négociation européenne en matière de taxe carbone.
Les propositions franco-allemandes comportent un volet consacré aux moyens de réduire le chômage: obliger les agences nationales pour l'emploi à faire une offre concrète à chaque chômeur, développer l'apprentissage, réduire les charges pesant sur le travail, lutter contre le dumping social, encourager la mobilité transfrontalière des demandeurs d'emploi, adopter des mesures en faveur des PME (simplification des règles comptables et des incitations pour que le capital-risque se tourne vers ces entreprises). Paris et Berlin proposent de réfléchir à la création d'un Fonds pour la croissance et la compétitivité bénéficiant aux pays sous assistance financière, comme la Grèce, le Portugal et l'Irlande aujourd'hui. (LC)