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Bulletin Quotidien Europe N° 10534
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) iran

Possible embargo sur le pétrole à partir du 1er juillet

Strasbourg, 18/01/2012 (Agence Europe) - L'Union européenne pourrait interdire l'importation du pétrole iranien à partir du 1er juillet 2012, donnant ainsi le temps aux États membres de liquider les contrats existants, selon une proposition de la présidence danoise du 15 janvier, ont annoncé à Reuters des diplomates européens, mardi 17 janvier. Les États membres, une fois un embargo imposé, auraient jusqu'à la fin du mois de juin pour remplir les contrats existants avec Téhéran, mais devraient cesser toute importation dès juillet. Aucun nouveau contrat ne serait autorisé avant juillet.

D'après des diplomates européens, l'objectif de la présidence est de finaliser les discussions pour la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE le 23 janvier, pour que l'accord puisse être officiellement mis en place dans les jours suivants.

Selon une source européenne, aucun accord n'a pour l'instant été trouvé. La Grèce, très dépendante du pétrole iranien, n'a pas encore donné son accord, car elle cherche toujours des sources alternatives d'approvisionnement, selon un autre diplomate. L'Espagne, elle aussi très dépendante, serait « favorable » à ce programme, a souligné un diplomate américain en Espagne.

Si les gouvernements européens se sont mis d'accord sur le principe d'imposer un embargo sur le pétrole iranien pour faire pression sur Téhéran en raison de son programme nucléaire, la façon dont il sera mis en place tout comme la date de mise en œuvre doivent encore être décidées, en lien avec les marchés du pétrole. Ce compromis de la présidence a pour ambition de trouver un terrain d'entente entre les pays, par exemple la France, qui souhaite mettre en place un délai de 3 mois, et Athènes, qui veut un délai de mise en place d'un an et d'apaiser ainsi les inquiétudes de certains États membres sur l'impact d'un embargo sur leurs économies.

Selon des experts, une période de grâce pour les contrats existants affaiblirait l'impact de l'embargo car 80% des achats se font par l'intermédiaire de contrats de longue durée.

L'UE a acheté environ un cinquième du pétrole iranien l'année dernière, ce qui fait d'elle son premier acheteur, avec la Chine. (CG)

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