Dossier réalisé par: Camille-Cerise Gessant et Lionel Changeur
INTRODUCTION
Président de l'UE depuis le 1er janvier, et jusqu'au 30 juin prochain, le Danemark se veut plus européen que lors de ses 6 autres présidences. Le Danemark devra bien entendu coordonner les travaux sur la gestion des crises économique et sociale et de la dette, et surtout préparer l'Union européenne aux décisions attendues fin 2012 sur les prochaines perspectives financières 2014-2020 et les réformes notamment de la politique agricole commune et de la politique de cohésion. Si le Danemark entend contribuer « de manière ciblée à générer l'élan dont l'Europe a besoin », sa présidence s'annonce difficile.
Le Danemark, membre de l'UE depuis 1973, a refusé en 1992, par référendum, le traité de Maastricht avant de revenir sur sa décision un an plus tard, après avoir obtenu quatre dérogations. Ainsi, en pleine période de crise de l'euro, Copenhague risque d'être plus spectatrice qu'actrice dans la gestion de la crise, car les Danois ont réitéré leur opposition à la monnaie unique en 2000, à 53%, et conservent leurs couronnes danoises. Et dans un sondage publié le 21 décembre pour la Dansk Bank, les Danois sont plus que jamais opposés à l'euro. 71% voteraient « non » ou « peut-être non » à la monnaie unique, contre 27% qui seraient prêts ou peut-être prêts à l'adopter.
Le Danemark n'est pas non plus lié par la politique européenne commun de défense et de citoyenneté européenne ni aux politiques européennes en matière d'immigration, d'asile, de lutte contre le terrorisme et la grande criminalité, alors même que la présidence danoise a fait de l'Europe sûre, avec des modifications concernant l'Espace Schengen, une de ses priorités.
Mais Mme Thorning-Schmidt, nommée à la tête du pays en septembre 2011, dirigeant un des seuls gouvernements de coalition de centre gauche de l'UE (Sociaux-démocrates, Parti social libéral et Parti populaire socialiste), multiplie les signes d'intégration européenne. Le Premier ministre peut être qualifiée d'Européenne convaincue. Ancienne élève du collège de Bruges et mariée à un Britannique, Mme Thorning-Schmidt a été députée européenne de 1999 à 2004.
Son gouvernement est le premier à avoir un ministre danois des Affaires européennes, en la personne de Nicolai Wammen. À peine élue, elle s'est rendue à Bruxelles pour donner des garanties sur son engagement européen au président de la Commission européenne.
La Premier ministre envisage ainsi d'organiser deux référendums sur deux des exceptions dont bénéficie le Danemark, sans donner plus de précision, mais dans son programme de gouvernement, elle a annoncé qu'elle souhaitait consulter les citoyens danois sur l'opportunité de participer à la coopération judiciaire et à la défense commune. « Le fait que le Danemark annonce qu'il allait examiner ces 'opt-out' montre la détermination du pays à l'égard de l'Europe », a souligné José Manuel Barroso. En 2008, le Premier ministre de l'époque, Anders Fogh Rasmussen, avait déjà annoncé son intention d'organiser un référendum sur les exemptions de Copenhague. Mais il avait dû renoncer, en raison de sondages défavorables à la suppression de ces exceptions.
Mme Thorning Schmidt a également renoncé à poursuivre le projet du gouvernement précédent de rétablir des contrôles aux frontières nationales du Danemark avec l'Allemagne et la Suède. Elle considère la liberté de circulation comme un acquis « majeurs » de l'UE, comme 59% de ses concitoyens, en novembre 2010 (Eurobaromètre).
Mais la tâche la plus difficile pour le Premier ministre sera peut être de faire partager son amour pour l'Europe à ses concitoyens, qui restent opposés à l'euro. « J'espère que Mme Thorning-Schmidt va convaincre ses compatriotes qu'ils sont chez eux dans l'Union européenne », a conclu M. Barroso. En novembre 2010, 35% des Danois avaient une image positive de l'UE, contre 38% pour l'ensemble des Européens (Eurobaromètre).
ENTRETIEN: NICOLAI WAMMEN: « TRAVAILLER EN ÉTROITE COLLABORATION, À 27 »
Agence Europe (AE): Votre poste vient d'être créé. Que représente cette création et quel sont vos objectifs en tant que ministre des Affaires européennes au Danemark et au sein de la présidence danoise de l'UE ?
Nicolai Wammen (NW): C'est la première fois dans l'histoire du Danemark qu'un ministre permanent des Affaires européennes est nommé. C'est un signal clair que le nouveau gouvernement est très attaché à l'Europe, non seulement lors de la présidence, mais aussi d'une façon générale. Il est très clair que l'Europe est une partie très importante du programme du gouvernement dont le Premier ministre, Helle Thorning-Schmidt, est une ancienne députée européenne.
La question des contrôles aux frontières a été le premier signe concret d'une nouvelle approche du Danemark en Europe: c'était un gaspillage d'argent, et un mauvais signal envers nos amis européens. Notre volonté de changer deux opt-outs, par référendum, et la nomination d'un ministre des Affaires européennes peuvent aussi être considérés comme un engagement clair de resserrer les liens avec le reste de l'UE.
Je serais « Monsieur Europe » au Danemark et le visage du Danemark en Europe. Le Premier ministre va jouer un rôle important et tout le cabinet est engagé dans cette tâche, mais j'ai une responsabilité particulière en tant que ministre des Affaires européennes.
(AE): Qu'en est-il de la volonté du gouvernement danois d'organiser un référendum sur deux des exemptions danoises au Traité de Maastricht et sur quelles questions porterait-il ?
(NW): Dans son programme, le gouvernement danois stipule qu'il aimerait un référendum sur deux des opt-outs sur la Défense et sur la Justice et les Affaires intérieures. Nous voulons faire le référendum pendant notre mandat, mais nous n'avons pas fixé de date. Nous avons dit très clairement qu'il n'aura pas lieu pendant la présidence danoise. Nous allons porter nos efforts sur la présidence pour qu'elle soit réussie et ce n'est pas une bonne idée de faire le référendum pendant cette période.
(AE): Est-ce parce que le résultat vous inquiète?
(NW): Non, le résultat n'effraie pas le gouvernement danois, mais il va mettre beaucoup d'énergie dans la présidence. Nous reviendrons au référendum au moment opportun et ce ne sera pas pendant notre présidence.
(AE): Vous avez dit que les citoyens européens vous regardent et qu'il faut trouver des solutions pour leurs problèmes quotidiens. Comment la présidence danoise peut-elle restaurer la confiance en l'Union européenne des citoyens européens et entre autres, des citoyens danois ?
(NW): Tous les État membres, la Commission et le Parlement européen, font face à un manque de confiance de nos citoyens, que nous devons traiter de manière constructive et engagée. Vous pouvez avoir de nombreuses conférences, des publications, des slogans autant que vous voulez, mais s'il n'y a pas assez de résultats concrets, qui changent leur vie de manière positive, les citoyens de l'UE vont regarder l'UE avec scepticisme. C'est très important de faire les réformes du marché intérieur au bénéfice des consommateurs et des entreprises. Juste deux exemples: le commerce sur Internet qui pourrait faire gagner de l'argent, être plus simple et plus concurrentiel pour les consommateurs, et on peut faire baisser les tarifs d'itinérance pour les téléphones portables.
(AE): Comment comptez-vous rendre « l'Europe plus responsable »?
(NW): Nous voulons continuer de travailler, par exemple, sur le semestre européen, et sur le « 6 pack » que les États membres vont mettre en œuvre durant la présidence danoise.
Nous allons certainement faire tout notre possible pour soutenir le processus sur l'accord du 9 décembre, qui peut être mis en place d'une manière bénéfique, et pour s'assurer que l'UE reprenne la bonne direction au niveau de l'économie. Il n'y a pas de miracle, mais beaucoup de dur labeur, la mise en œuvre des décisions déjà prises, et la volonté de prendre les prochaines mesures nécessaires pour s'assurer que l'Europe va dans la bonne direction.
(AE): Comment le Danemark peut il avoir une présidence forte/marquante sans faire partie de la zone euro?
(NW): Le Danemark pourrait être un « unificateur », un « Pont au dessus des eaux troubles » (Bridge Over Troubled Waters, chanson de Simon & Garfunkel). Il est extrêmement important que nous ne soyons pas divisés en un club de 17 États membres de l'Eurozone et un autre club de 10 États en dehors de la zone euro mais que nous ayons une Union européenne.
Si nous voulons résoudre cette crise, la plus profonde depuis la Seconde Guerre mondiale, nous devons travailler en étroite collaboration. Notre objectif clair est donc de s'assurer que ce soit fait, autant que possible. Pour les réformes du marché unique, pour le budget, les négociations du cadre financier pluriannuel… il y a un large éventail de questions autour desquelles nous voulons que les États membres se réunissent, avec une très étroite coopération avec la Commission et le Parlement européen. Ce n'est pas le moment pour une lutte interinstitutionnelle, c'est le moment pour une collaboration entre toutes les forces positives et engagées de l'UE.
(AE): Au sujet de la zone euro, vous parlez de « bridge over troubled waters », concrètement comment allez vous agir pour lier les 17 États membres de la zone euro et les 10 autres, dont le cas particulier du Royaume Uni ?
(NW): Nous avons un travail à faire au Conseil Affaires générales, où nous pouvons nous assurer que les 27 États membres débattent de la question. Il est aussi très important que le Conseil européen informel sur la croissance et l'emploi se fasse avec les 27. C'est un signal clair que nous travaillons ensemble, que nous avons un agenda commun. Ce sera notre approche: qu'il y ait les 27 structures nationales et que la méthode communautaire soit la colonne vertébrale de la famille européenne. Je respecte entièrement que les 17 doivent travailler ensemble et qu'ils aient leurs réunions car ils ont des responsabilités particulières. Mais il est aussi important de dire que ce qui se passe parmi les 17 a des conséquences pour les 10 et vice et versa. C'est pourquoi nous devons être le plus possible à 27.
(AE): Les pays hors zone euro vont-ils continuer à se réunir en marge de l'Eurogroupe?
(NW): Il n'y a pas un calendrier des réunions formelles. Le Danemark se réunira avec les 26 autres États membres et nous n'avons pas rejoint le club des 10, ni ne voulons voir le club des 17.
(AE): Comment défendre la méthode communautaire alors que la gestion de crise demeure intergouvernementale?
(NW): Ce sera un défi. J'aurais aimé voir un accord où les 27 pays auraient participé au sein des structures européennes existantes, mais cela n'a pas été possible.
La tâche est maintenant d'obtenir un accord avec les pays parties prenantes, j'espère nombreuses, et d'avoir une approche pragmatique dans l'utilisation des institutions existantes de l'UE et de nous assurer que même si ce n'est pas un accord dans le cadre de l'UE, mais un accord intergouvernemental, le Parlement européen jouera un rôle important sur ce qui se passera après et je crois que c'est essentiel pour le processus.
(AE): Comment la présidence va-t-elle aider le Parlement à avoir un rôle spécial ?
(NW): Le Parlement a déjà un rôle et je m'attends à ce que cet accord, avec le temps, soit de plus en plus intégré dans les traités européens. Ce serait une erreur de faire un duel entre les institutions et les règles. Il serait beaucoup plus sage d'utiliser les institutions existantes.
(AE): Selon le Danemark, austérité et croissance économique ne sont pas antinomiques. Que faire pour stimuler la croissance? Que faire pour lutter contre le chômage des jeunes?
(NW): Nous voyons les mesures d'austérité et de croissance comme deux éléments reliés étroitement. Nous avons besoin de nous serrer la ceinture, de prendre des mesures d'austérité et de remettre l'Europe sur une voie financière plus responsable. Mais en même temps, nous avons besoin de créer de la croissance pour pouvoir sécuriser l'Europe sur le long terme. Nous aimerions utiliser les réformes du marché unique et du cadre financier pluriannuel pour investir dans les emplois de l'avenir, surtout pour les jeunes.La réforme du marché unique combinée à la croissance verte et à une perspective plus claire de cohésion au niveau de l'emploi, dans le cadre financier pluriannuel, seraient très utiles à cet égard.
(AE): Que voulez vous faire au niveau du marché intérieur?
(NW): Le cadre de ce que nous voulons faire repose sur les 12 propositions présentées par la Commission. Nous allons travailler en étroite collaboration avec le Parlement européen. J'espère que nous pourrons avoir quelques premiers accords, dès que possible, dans le plein respect des procédures du Parlement.
(AE): Et qu'en est-il du brevet européen ?
(NW): J'espère que nous pourrons obtenir des résultats. Ce serait dans l'intérêt de tous les États membres et il serait utile pour le commerce et la création d'emplois. C'est une des priorités du Danemark.
(AE): Quels sont vos objectifs dans les négociations du prochain cadre financier pluriannuel ?
(NW): La présidence danoise aimerait consacrer plus de fonds que ce n'est actuellement le cas pour l'innovation, l'éducation, la science, la croissance verte, les emplois d'avenir. Nous pouvons le faire de deux manières, nous pouvons prendre des fonds de la politique agricole et de la politique de cohésion et les allouer à ces programmes et nous pouvons, dans les domaines existants, utiliser l'argent de façon plus judicieuse quand il s'agit de créer des emplois (verdissement, emploi pour les jeunes…).
(AE): Une des priorités de la présidence est une Europe plus verte. En période de crise économique, promouvoir une Europe verte n'est ce pas un peu « hors jeu » et quels seront les axes principaux de promotion de cette Europe verte ?
(NW): Nous allons travailler très dur sur la directive sur l'efficacité énergétique. Nous espérons pouvoir conclure sur ce dossier, et si ce n'est pas possible, aller le plus loin possible. Avancer sur cette directive serait une contribution très claire pour une Europe plus verte.
La croissance verte et les emplois verts seront créés à l'échelle mondiale, la question n'est pas « seront-ils ou non créés ? » mais « seront-ils créés aux États-Unis, dans les BRIC ou en Europe ? ». Je crois qu'ils devraient être créés en Europe. Et c'est pour cela que c'est une des priorités de l'agenda de la présidence danoise.
Nous aimerions consacrer des fonds directement pour cela dans le cadre financier pluriannuel.
LE DANEMARK COMME TRAIT D'UNION
Le royaume du Danemark promeut durant sa présidence de janvier à fin juin une Europe « responsable, dynamique, verte et sûre ». C'est l'antienne déclinée par ses différents ministres de centre gauche, tout juste élus depuis cent jours. À quarante-cinq ans, le Premier ministre social-démocrate, Helle Thorning-Schmidt, à la tête du plus jeune gouvernement d'Europe (42 ans de moyenne d'âge), veut prouver la sincérité de son engagement européen. Mais sans risquer de braquer les Danois, dont plus de 60 % sont hostiles à l'adhésion à la monnaie unique.
Le Danemark est en effet écartelé entre son refus d'adhérer à l'euro, impopulaire chez lui, et son souci de lui rester arrimé car sa prospérité en dépend et qu'il veut éviter une Europe à plusieurs vitesses. En cela, le Danemark se distingue clairement du Royaume-Uni, le seul autre État de l'Union européenne avec qui il partage une clause d'exemption à l'entrée dans la monnaie commune. Un référendum sur l'entrée du Danemark dans la monnaie unique, qui avait été envisagé il y a quelques années, est désormais exclu. Pour autant, le pays, à la différence du Royaume-Uni, a décidé de lier la fluctuation de sa monnaie à celle de l'euro. Et malgré les turbulences connues dans la zone euro depuis deux ans, ceci n'est pas remis en cause. La santé économique du royaume dépend largement des échanges avec ses partenaires de l'Union monétaire.
Copenhague est par ailleurs hanté par le spectre de l'isolement. Sa présidence doit permettre de bâtir un pont entre la zone euro d'une part, qui prend son autonomie avec la crise, et d'autre part les dix pays de l'UE qui n'en font pas partie. Le rôle prépondérant joué par le couple franco-allemand dans la conduite des Affaires européennes inquiète notamment le Danemark. « Bâtir des ponts, cela signifie écouter ce que veulent les gens et s'assurer que nous n'aboutissons pas à une Europe à deux, à savoir la France et l'Allemagne, mais une Europe à 27 » pays, a dit récemment la ministre de l'Économie, Margrethe Vestager. « Il y a certaines forces qui cherchent à nous diviser, nous devons donc faire en sorte de rester ensemble », a-t-elle lancé. Pour cela, le gouvernement s'est désolidarisé de Londres et devrait s'associer au nouveau pacte budgétaire en préparation pour durcir la discipline commune des pays qui y participent (tous sauf le Royaume-Uni). Alors même que le projet n'est pas sans lui poser des difficultés. « Nous voulons adhérer au pacte budgétaire non pas pour le bien de l'euro, mais pour le bien de l'économie danoise », avance le ministre des Finances, Bjarne Corydon. Le Danemark s'oppose aux velléités du Royaume-Uni ou de la République tchèque pour coaliser les dix pays de l'UE non membres de l'euro au sein d'une nouvelle instance informelle faisant contrepoids à l'Union monétaire menée par la France et l'Allemagne. « Nous ne souhaitons en aucun cas participer à un +non-Eurogroupe+, nous nous rencontrons occasionnellement lors de dîners pour parler de choses et d'autres mais il n'y a rien d'organisé », assure la ministre de l'Économie, Margrethe Vestager.
GÉRER LA CRISE MAIS AUSSI FAIRE REPARTIR LA CROISSANCE
« Nous devons agir ensemble pour surmonter la crise », a déclaré le 12 janvier dernier le Premier ministre danois, Helle Thorning-Schmidt. Elle a souligné que la présidence danoise ne ménagera pas ses efforts durant les six prochains mois pour « garantir que l'UE continue de produire des résultats tangibles », à savoir: stimuler la croissance économique, créer de nouveaux emplois, renforcer la discipline budgétaire, promouvoir des politiques « vertes » et assurer la sécurité de nos citoyens.
La présidence danoise devra continuer à gérer la crise économique et financière ainsi que la crise de la dette. Le 9 décembre 2011, le Conseil européen a adopté une série de décisions importantes concernant le renforcement de la discipline financière. La mise en œuvre de ces décisions devrait dominer l'ordre du jour européen, notamment durant la première moitié de la présidence danoise. Celle-ci va devoir, selon son programme officiel, « définir une solution visant à renforcer la coordination financière et économique dans le cadre de la gestion de la crise de la dette à court et à long terme, notamment en vertu de l'accord international pour une union économique renforcée et des deux propositions de la Commission datant du 23 novembre 2011 sur une coopération économique renforcée ». « Ensemble, nous devons garantir la stabilité économique en Europe et contribuer à remettre la croissance et l'emploi sur une voie durable », selon le Danemark. Qui estime aussi que les États membres de l'Union européenne doivent consolider les finances publiques et mettre en œuvre des réformes requises.
Parallèlement à la gestion concrète de la crise, les États membres ont renforcé les règles et le cadre communs pour la coordination de la politique économique. Ainsi, l'Union européenne a adopté une réforme importante de la coopération économique, y compris un renforcement du pacte de stabilité et de croissance, une nouvelle coopération pour la gestion des déséquilibres économiques ainsi que des critères communs pour la réglementation budgétaire nationale. En vertu du semestre européen, ils ont renforcé le cadre de ces éléments dans la coordination des politiques économiques nationales. En plus de nouvelles règles, tous les pays de la zone euro et six autres États membres, dont le Danemark, ont convenu d'un pacte de compétitivité européen (« le Pacte pour l'euro plus »).
La crise financière a souligné la nécessité de renforcer la réglementation et la surveillance du secteur financier, estime le Danemark. La présidence danoise cherchera à obtenir un consensus au sein du Conseil en ce qui concerne la proposition visant à réviser la directive sur l'adéquation des fonds propres (directive CRD4) en vue de transposer les standards du comité de Bâle III dans le droit européen. En outre, la présidence œuvrera à la mise en place d'un cadre commun européen pour la gestion des crises dans le secteur financier et s'attachera à obtenir un consensus au sein du Conseil en ce qui concerne la révision du règlement sur les agences de notation de crédit. En outre, la présidence entend privilégier les négociations avec le Parlement européen concernant la réglementation du commerce des produits dérivés. La présidence danoise poursuivra également les travaux sur la réglementation en matière de transactions des valeurs mobilières (MiFID) et d'abus de marché (MAR).
En matière de marché intérieur, la présidence poursuivra les travaux liés à une réforme du système de brevet européen, cruciale pour la compétitivité et la croissance européennes, et elle mettra l'accent sur les domaines clés suivants: - un marché unique numérique ; - la dimension sociale du marché intérieur (renforcer l'application de la directive détachement des travailleurs, et clarifier le cadre juridique entre les droits sociaux des travailleurs et l'exercice des libertés d'établissement des entreprises) ; - les marchés publics ; - le marché intérieur de l'énergie.
PRÉPARER LE COMPROMIS SUR LE CADRE FINANCIER PLURIANNUEL
La présidence espère présenter lors du Conseil européen de juin (28-29, à Bruxelles) une « boîte de négociation « avec le moins de sujets possibles encore ouverts ». La présidence admet que cette boîte de négociation contiendra des sujets importants encore ouverts, comme: les chiffres pour les recettes, les chiffres définitifs en matière de dépenses, la distribution des dépenses entre les différentes rubriques et lignes budgétaires, des éléments clés dans approximativement 60 actes législatifs (principes de distribution dans la politique de cohésion, la conditionnalité macroéconomique…).
Le Danemark n'avait pas signé la lettre de plusieurs pays demandant de geler au niveau actuel les crédits du budget de l'UE durant les années 2014 à 2020. En raison surtout de la perspective de la présidence danoise. Mais, sur le fond, le Danemark ne cache pas qu'il fait partie des pays qui préconisent aussi de garder le budget 2014-2020 plus au moins au même niveau qu'actuellement.
Le Danemark est favorable à un changement du cadre financier au bénéfice de dépenses d'avenir qui ont une réelle valeur ajoutée (prévues dans la rubrique 1a compétitivité du budget de l'UE, comme la recherche, l'innovation…) et aussi à un système « plus juste » en matière de financement du budget de l'UE (position nette des pays, ristournes budgétaires).
Le futur budget européen devra, selon le Danemark, refléter la nécessité de consolider les finances publiques des États membres tout en créant un nouveau cadre pour la croissance et l'emploi. « Les fonds devront être utilisés plus efficacement et profiter davantage aux citoyens. L'Union européenne peut et doit générer des économies d'échelle en adoptant des solutions communes et un budget orienté vers l'avenir », selon le programme danois. La présidence danoise accordera une grande priorité aux négociations concernant le cadre financier pluriannuel de l'Union européenne pour la nouvelle période budgétaire 2014-2020. Les États membres tenteront d'aboutir à un compromis sur le cadre financier pluriannuel en fin d'année 2012. La présidence danoise s'efforcera de faire progresser les négociations « afin de préparer le terrain pour les négociations finales ». La présidence danoise compte les faire avancer au maximum, notamment en ce qui concerne les réformes des politiques de l'agriculture et de la pêche, la politique structurelle et les programmes européens dans les domaines, entre autres, de la recherche et du développement, de l'énergie, du climat, de l'environnement, de l'éducation et de l'action extérieure. La présidence, explique une source, souhaite mener à bien la plupart des travaux qui doivent avoir lieu au niveau du Conseil avant que le sujet ne passe au niveau du Conseil européen. « Notre objectif est d'avoir en fin de présidence danoise les éléments pour un compromis final (à savoir une boîte de négociation), mais pas encore de compromis final ». La présidence souhaite amener le Conseil à des orientations générales partielles (sur les textes législatifs, mais avec les montants entre crochets) dans la plupart des politiques liées au cadre financier 2014-2020.
UNE EUROPE PLUS VERTE
Helle Thorne-Schmidt convient que l'Europe ne peut passer son temps à s'occuper de ses règles de discipline budgétaire et qu'il est temps de parler de croissance, de cette Europe « dynamique et verte » qu'elle appelle de ses vœux. Pour son gouvernement, cela doit passer par une relance du marché unique, un refus de toute forme de protectionnisme, une accélération des négociations en cours sur des accords de libre-échange avec certains pays tiers (Canada, Inde, Japon) et surtout par une relance de la politique verte pour réaffirmer la suprématie européenne dans les énergies propres. Son gouvernement insiste ainsi sur l'adoption d'une directive sur l'efficacité énergétique bien plus contraignante que les textes actuels. Les socialistes danois ne semblent guère séduits par la taxe sur les transactions financières (TFF), dont ils redoutent les effets sur l'emploi.
En matière d'énergie, la proposition de directive relative à l'efficacité énergétique est donc une priorité clé pour la présidence danoise. La proposition prévoit des mesures d'économies d'énergie à toutes les étapes de la chaîne énergétique - depuis la transformation de l'énergie jusqu'à sa consommation finale. La présidence travaillera activement à obtenir des résultats tangibles en vue de réaliser l'objectif de 20% d'économies d'énergie d'ici 2020 et de focaliser les efforts en matière d'efficacité énergétique au-delà de 2020. La construction de réseaux électriques intelligents et efficaces est un préalable essentiel pour assurer une intégration et une utilisation rationnelles de volumes croissants d'énergie renouvelable. En conséquence, la présidence accordera une priorité à la proposition relative aux infrastructures énergétiques dans l'UE. Pour l'après 2020, la présidence compte assurer le suivi de la feuille de route sur l'énergie à l'horizon 2050 visant à transformer l'Union européenne en une économie à faible intensité de carbone à l'horizon 2050, à assurer un approvisionnement énergétique stable et à soutenir les emplois en Europe. Sur le plan extérieur de l'UE en matière d'énergie, la présidence œuvrera en faveur de l'adoption de la proposition visant à établir un mécanisme d'échange d'informations et d'un nouvel accord « Energy Star » avec les États-Unis concernant les programmes d'étiquetage relatifs à l'efficacité énergétique des équipements de bureau. Enfin, un débat aura lieu au sein du Conseil concernant la proposition sur la sécurité des activités gazières et pétrolières en mer.
En matière d'environnement, la présidence danoise préconise: - 1) une économie efficace en termes d'environnement et de ressources: définir le cadre d'un septième programme d'action communautaire pour l'environnement, préparer la conférence de l'ONU sur le développement durable RIO +20 (juin 2012), terminer la révision de la législation sur les déchets des produits électriques et électroniques, entreprendre les discussions sur la proposition de règlement sur le démantèlement des navires, ratifier le protocole de Nagoya sur la biodiversité, poursuivre les travaux sur les substances dangereuses dans les eaux de surface, et aboutir à un accord politique sur la révision de la directive sur la dissémination volontaires d'organismes génétiquement modifiés (la proposition prévoit d'accorder aux États membres la liberté d'interdire, de restreindre ou d'empêcher la culture d'organismes génétiquement modifiés sur la totalité ou une partie de leur territoire) ; - 2) l'interaction entre la santé et l'environnement: améliorer l'efficacité des politiques en matière de produits chimiques (en intégrant les effets combinés et les nanomatériaux, entamer les travaux sur la révision de la directive sur la teneur en soufre des combustibles marins, boucler le dossier du commerce des produits chimiques dangereux, poursuivre les travaux sur la prévention des accidents impliquant des substances dangereuses, faire avancer les négociations sur une réglementation internationale relative au mercure ; - 3) une action ambitieuse pour le climat: le Conseil devra assurer le suivi des décisions adoptées lors de la COP 17 à Durban et préparer les négociations suivantes. La présidence entend notamment entamer des débats sur la définition éventuelle de jalons pour l'action climatique post-2020 (par exemple, pour 2030 et 2040) afin de contribuer à l'objectif de réduction à hauteur de 80-95 % en 2050 des émissions de gaz à effet de serre. La présidence danoise accordera la priorité aux initiatives relatives aux critères de durabilité pour les biocarburants.
S'agissant des dossiers agriculture, le Conseil poursuivra les travaux sur la réforme de la politique agricole commune. La présidence souhaite faire progresser au maximum les négociations ministérielles sur la réforme, qui seront étroitement liées aux négociations sur le cadre financier pluriannuel. Par conséquent, les négociations sur la réforme ne pourront pas être bouclées avant fin 2012. La présidence danoise suggère d'axer davantage la politique agricole commune sur les moyens de relever de nouveaux défis et sur la fourniture de biens publics (environnement, nature, produits biologiques et climat).
« La future réforme devra soutenir un verdissement des aides et une transition vers une agriculture plus durable et plus favorable à l'environnement », avait déclaré la ministre danoise de l'Agriculture Mette Gjerskov, lors du Conseil Agriculture du 14 novembre 2011. L'aide directe doit être convertie en un soutien à des fins d'utilité publique (environnement, climat, nature, écologie), selon le Danemark. Le verdissement des aides aux exploitants (proposé par la Commission à hauteur de 30% du total des paiements directs) est soutenu par le Danemark. Copenhague estime en général que durant les prochaines années, l'UE devrait réduire l'enveloppe financière qui revient à la PAC. Et d'ailleurs, c'est sans broncher que le Danemark accepte la proposition de la Commission sur une répartition plus équitable des aides entre anciens et nouveaux pays, alors que le Danemark est l'un des pays qui connaît une des plus importante baisse de ses paiements directs.
Selon Copenhague, il faut aussi axer les mesures de développement rural sur les défis du futur: environnent, changement climatique et biodiversité. L'Europe est confrontée à une crise économique, et à une crise « verte », a déclaré récemment la ministre danoise de l'Agriculture. Le Danemark estime notamment utile de pouvoir utiliser les restes des productions pour les biocarburants ou l'industrie chimique. « Plus de verdissement dans la PAC sera un avantage sur le plan mondial et créera de la croissance », selon elle.
Le Conseil poursuivra les travaux sur la réforme de la politique commune de la pêche. Pour le Danemark, la PCP doit être fondée sur une approche écosystémique et intégrer des objectifs environnementaux. « Faire de la pêche une activité économique rentable à l'avenir nécessite une exploitation durable des ressources halieutiques », selon le programme de travail danois. Dans cette optique, une priorité sera accordée à la suppression des rejets en mer de poissons combinée avec la mise en place d'un système et des outils de captures plus sélectifs. Un système de gestion par les quotas de captures prévoyant une pêche complètement documentée doit, à cet effet, être intégré à la réforme, selon le Danemark. La réforme devra, en outre, aborder les thèmes suivants: simplification des règles ; - équilibre entre la taille de la flotte (capacité de pêche) et les possibilités de pêche: - régionalisation des décisions ; - adaptation de l'organisation commune de marché des produits de la pêche « à l'évolution internationale ». Le Danemark estime par ailleurs que le nouvel instrument financier dans le domaine de la pêche devra favoriser la réalisation des objectifs d'une politique commune réformée de la pêche, en appliquant les principes de durabilité et de conservation des stocks halieutiques et en promouvant l'innovation du secteur de la pêche.
AFFAIRES ÉTRANGÈRES: LE DANEMARK MISE SUR L'ÉLARGISSEMENT
L'influence du Danemark en politique étrangère pourrait être assez faible. «Nous sommes bien conscients que l'UE a maintenant Herman Van Rompuy et Catherine Ashton, alors nous n'allons pas énoncer de priorités précises de la présidence à cet égard », souligne le représentant du Danemark auprès de l'UE, Jeppe Tranholm-Mikkelsen. Le ministre des Affaires européennes Nicolai Wammen précise que la présidence va soutenir le Service européen d'action extérieure et la Haute Représentante, pour « s'exprimer d'une seule voix », et assurer « la prévisibilité » des relations de l'UE avec son voisinage. La présidence s'emploiera aussi à une plus grande cohérence entre les actions menées aux niveaux européen et national. « Un de nos grands objectifs est de favoriser la coopération de l'UE avec ses partenaires stratégiques et soutenir les efforts de réformes de nos voisins », explique M. Wammen.
La présidence danoise met en avant le processus d'élargissement, qu'elle considère comme « une véritable priorité » et « une partie importante » de son travail. « Il y a six mois de travail intensif pour la présidence danoise, c'est une véritable priorité pour le gouvernement. Nous souhaitons être le courtier honnête pour travailler avec tous et obtenir des résultats », précise M. Wammen. « J'espère qu'il y aura plus d'élargissement dans cette décennie », poursuit le ministre des affaires étrangères, Villy Soevndal.
La présidence met en avant l'Islande. Sans dire que c'est une priorité, un diplomate danois rappelle que les deux pays sont très proches, que ce soit historiquement ou culturellement. La présidence souhaite aller le plus loin possible dans les négociations, mais ne peut assurer que tous les chapitres pourront être ouverts avant fin juin. « Les négociations avec l'Islande progressent rapidement. Elle applique déjà de nombreuses parties de l'acquis, de sorte que, pour certains chapitres, nous allons simplement les ouvrir et les fermer. Mais la pêche va poser des problèmes », explique M. Tranholm-Mikkelsen.
Un des objectifs de la présidence est l'ouverture des négociations d'adhésion avec le Monténégro, à la fin de sa présidence, en juin 2012. Si le Danemark soutient le statut de candidat de la Serbie, qu'elle pourrait obtenir en mars, il reste prudent quant aux avancées réalisées dans les six prochains mois, soulignant que l'ouverture des négociations sous présidence danoise est d'abord une question politique.
La présidence espère que des progrès seront possibles dans les négociations avec l'ex République yougoslave de Macédoine, si des avancées sont réalisées sur la question du nom. Elle suivra aussi la poursuite des réformes de la Croatie.
Copenhague veut aussi avancer dans les négociations avec la Turquie, avec la mise en place de l'agenda positif. Le pays soutient l'ouverture de nouveaux chapitres, à condition que des efforts soient réalisés du côté turc. « Aucune négociation d'adhésion n'a été ouverte depuis plus d'un an, donc je ne peux pas promettre des progrès majeurs », précise cependant M. Tranholm-Mikkelsen.
Les priorités de la présidence pour la politique européenne de développement s'inscrivent dans la continuité des travaux de la présidence polonaise. « La lutte contre la pauvreté est une priorité clé », a souligné le ministre danois du développement Christian Friis Bach. La révision de cette politique et les négociations relatives aux instruments de financement pour le développement pour 2014-2020 seront les deux plus grandes priorités de la présidence. C'est aussi sous présidence danoise que le Conseil devra décider de l'affectation des fonds versés aux gouvernements des pays en développement et de leur gestion. Le Parlement et le Conseil devront aussi examiner la proposition d'établir un Corps volontaire européen d'aide humanitaire. Au cours des six prochains mois, la Commission présentera un rapport sur les progrès accomplis dans la cohérence des politiques au service du développement, qui sera débattu au Conseil.
La présidence danoise œuvrera aussi en faveur d'une participation active et constructive par l'UE lors de la conférence des Nations unies sur le développement durable (« Rio+20 ») afin de contribuer à « obtenir des résultats ambitieux, axés sur le développement ».
S'agissant du commerce international, sous présidence danoise, le processus de négociation officielle d'un accord de libre-échange avec le Japon devrait être engagé, et le Danemark souhaiterait conclure les négociations avec l'Inde, commencées en juin 2007. Il souhaite aussi développer des accords commerciaux bilatéraux avec le Canada et la Tunisie.
Le Danemark veut renforcer l'accès aux marchés pour les pays BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) et les nouvelles économies émergentes, « y compris des négociations sur un accord de libre-échange avec le Brésil et les autres pays du Mercosur ». Elle veut éventuellement entamer des négociations sur un accord d'investissement avec la Chine. La présidence souligne aussi la gestion de l'adhésion de l'UE à des accords de libre-échange avec la Colombie/Pérou et l'Amérique centrales et la mise en œuvre de ces accords.
La présidence danoise fera un « effort particulier » pour conclure les négociations sur la révision du système de préférences généralisées, concernant l'octroi par l'UE d'un accès préférentiel à son marché aux pays en développement mais aussi progresser sur les traités bilatéraux d'investissement (TBI).
CALENDRIER POLITIQUE SOUS PRÉSIDENCE DANOISE
Janvier
11-12 Rencontre entre le gouvernement danois et la Commission européenne (Copenhague)
12-13 Réunion entre hauts fonctionnaires UE/États-Unis (Copenhague)
16-18 Atelier protection civile (Copenhague)
16-19 Session plénière du Parlement européen (Strasbourg)
18-19 Conférence d'ouverture de l'Année européenne du vieillissement actif et de la solidarité entre les générations (Copenhague)
23 Réunion de l'Eurogroupe (Bruxelles)
23 Conseil Agriculture et pêche (Bruxelles)
23-24 Atelier inaugural des négociateurs de l'UE sur le climat
24 Conseil Affaires économiques et financières (Bruxelles)
26-27 Réunion informelle du Conseil JAI (Copenhague)
30 Conseil européen
30 Conseil Affaires étrangères (Bruxelles)
31 Conseil Affaires générales (Bruxelles)
Février
1er et 2 Mini session plénière du Parlement européen (Bruxelles)
1er au 3 Réunion informelle du Conseil Compétitivité (Copenhague)
2-3 Conférence sur la gestion intelligente des frontières (Copenhague)
2-3 Conférence sur le contrôle de la viande à l'avenir (Copenhague)
7 Conférence sur Energy Roadmap 2050 (Bruxelles)
10 Conseil Éducation, jeunesse, culture et sport (Bruxelles)
13-16 Session plénière du Parlement européen (Strasbourg)
13-14 Séminaire sur la lutte contre la pédopornographie sur Internet (Copenhague)
14 Conseil Énergie (Bruxelles)
16-17 Séminaire sur la e-justice
17 Conseil Emploi, politique sociale, santé et consommateurs (Bruxelles)
20 Eurogroupe (Bruxelles)
20-21 Conseil Compétitivité (Bruxelles)
20-21 Atelier thématique sur le financement climatique (Copenhague)
21 Conseil Affaires économiques et financières (Bruxelles)
23 Conseil Agriculture et pêche (Bruxelles)
23-24 Réunion des chefs d'agences de médicaments (Copenhague)
27-28 Conseil Affaires étrangères (Bruxelles)
27-28 Conférence européenne de haut niveau: Un marché intérieur numérique en 2015, moteur de croissance économique et d'emploi (Copenhague)
28 Conseil Affaires générales (Bruxelles)
Mars
1er et 2 Conseil européen (Bruxelles)
5-6 Conférence sur l'accessibilité et la participation (Copenhague)
6-7 Réunion des directeurs généraux de la pêche (Copenhague)
8-9 Conseil Justice et affaires intérieures (Bruxelles)
8 European Competition and Consumer Day
9 Conseil Environnement (Bruxelles)
9-10 Réunions ministérielles informelles 'Gymnich' (Copenhague)
12 Eurogroupe
12 Conférence internationale sur la lutte contre le terrorisme et sur les droits de l'Homme (Copenhague)
12-13 Séminaire sur une approche pluridisciplinaire de la lutte contre la criminalité organisée (Copenhague)
12-15 Session plénière du Parlement européen (Strasbourg)
13 Conseil Affaires économiques et financières (Bruxelles)
14-16 Réunion des autorités compétentes pour les dispositifs médicaux (CAMD) (Copenhague)
14-15 Séminaire sur la lutte contre les antibiotiques résistants (Copenhague)
15-16 Conférence sur la Charte des droits fondamentaux de l'UE (Copenhague)
16 Conseil Commerce extérieur (Bruxelles)
16 Conférence de haut niveau sur la politique d'aide au développement (Copenhague)
18-21 Conférence sur la jeunesse (Sorø, Danemark)
19-20 Conseil Agriculture et pêche (Bruxelles)
19-20 Conférences Sportvision2012: Bénévolat/Dopage en fitness/Financement & Santé (Copenhague)
19-21 Séminaire de haut niveau sur la conformité douanière et la gestion des risques (Copenhague)
19-20 Conférence sur le HIV in Europe (Copenhague)
20-21 Réunion des directeurs généraux pour la jeunesse (Sorø)
21-23 Conférence internationale sur les infrastructures (Copenhague)
21 Première réunion des directeurs généraux de la troïka (Copenhague)
22-23 Conseil Transports, télécommunications et énergie (Bruxelles)
22 Conseil Défense (Luxembourg)
23 Conseil Affaires étrangères (Luxembourg)
22-23 Séminaire sur les recours collectifs dans une perspective européenne (Copenhague)
26 Conseil Affaires générales (Bruxelles)
28-29 Mini session plénière du Parlement européen (Bruxelles)
30-31 Réunion informelle du Conseil Affaires économiques et financières (Copenhague)
Avril
2-3 Réunion des directeurs généraux pour l'enseignement supérieur (Copenhague)
12-13 Réunion des cadres dirigeants du corps médical (Copenhague)
12-13 Réunion des cadres dirigeants du corps infirmier (Copenhague)
12-13 Réunion des cadres dirigeants du corps des dentistes (Copenhague)
16-19 EWEA (European Wind Association) 2012 (Copenhague)
17 Conférence sur le système européen de signalisation ferroviaire (ERTMS) (Copenhague)
17-20 Session plénière du Parlement européen (Strasbourg)
18-20 Réunion informelle du Conseil Énergie et du Conseil Environnement (Horsens, Danemark)
18 Comité directeur pour l'accès aux médicaments en Europe (Copenhague)
18-19 Conférence sur l'accès des enfants à l'art et à la culture en Europe (Copenhague)
19-20 Conférence sur les valeurs démocratiques et la cohésion sociale (Vejle, Danemark)
19-20 Réseau européen sur les prix et le remboursement des médicaments (Copenhague)
22-24 Réunion des directeurs généraux pour la formation professionnelle (Copenhague)
23 Conseil Affaires étrangères (Luxembourg)
23-25 Réunion informelle du Conseil Emploi, politique sociale, santé et consommateurs (Horsens)
23-25 Science in Dialogue (Odense, Danemark)
23-27 Dixième réunion du Panel international des ressources (Copenhague)
24 Conseil Affaires générales (Luxembourg)
24-25 Réunion du réseau européen pour la politique d'orientation tout au long de la vie (Copenhague)
24-25 Conférence sur la formation professionnelle (Copenhague)
25-27 Réunion du Comité budgétaire (Copenhague)
26-27 Conseil Justice et affaires intérieures (Luxembourg)
26-27 Conseil Agriculture et pêche (Luxembourg)
26-27 Conférence sur les jeunes sur le marché du travail (Horsens)
26-27 Réunion informelle du groupe de travail Pharmacovigilance des médicaments à usage humain (Copenhague)
Mai
7-9 High Level eHealth Conference 2012 (Copenhague)
8-9 Réunion des directeurs généraux chargés de l'aménagement du territoire (Copenhague)
8-9 Conférence sur la Lutte contre la radicalisation et l'extrémisme (Copenhague, Danemark
8-9 Le programme Erasmus fête ses 25 ans (Copenhague)
9-11 Évènement New Skills (Copenhague)
9-10 Mini session plénière du Parlement européen (Bruxelles)
10-11 Conseil Éducation, jeunesse, culture et sport (Bruxelles)
10 Réunion informelle du Conseil Affaires générales (Horsens)
10-11 Conférence sur la directive nitrates (Copenhague)
10-11 Réunion informelle du Conseil pour les crédits à l'exportation (Copenhague)
10-11 Réunion informelle du groupe de coordination pour la reconnaissance mutuelle et les procédures décentralisées pour les médicaments à usage humain (CMD(h)) (Copenhague)
10-12 Conférence sur la bibliothèque: le rôle des bibliothèques dans une Europe novatrice (Copenhague)
10-11 Réunion des directeurs chargés du développement rural (Copenhague)
14 Eurogroupe (Bruxelles)
14 Conseil Affaires étrangères (Bruxelles)
14 Conseil Développement (Bruxelles)
14-15 Conseil Agriculture et pêche (Bruxelles)
14 Deuxième réunion du secrétariat de la troïka (Copenhague)
14-16 Réunion du groupe de travail chargé de l'inspection (WGEO) (Copenhague)
15 Conseil Affaires économiques et financières (Bruxelles)
21-22 Atelier sur les prestations de services dans l'UE (Copenhague)
21-24 Session plénière du Parlement européen (Strasbourg)
22-23 Réunion des directeurs de la nature (Horsens)
22-24 Atelier sur le rôle des administrations douanières dans la protection de l'environnement (Copenhague)
23-24 Réunion du groupe de travail SIS-TECH (Copenhague)
23-24 Réunion informelle du comité pour les médicaments orphelins (Copenhague)
23-30 Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE (Horsens)
24-25 Réunion informelle du comité des thérapies avancées (CAT) (Copenhague)
24-25 Réunion informelle du comité pédiatrique (PDCO) (Copenhague)
24-25 Réunion de la Commission européenne avec les experts nationaux EIE/EES (Copenhague)
24-25 Conférence sur le financement de grands projets d'infrastructures (Copenhague)
29 Conseil Affaires générales (Bruxelles)
29-31 Réunion du groupe de travail EURES (Copenhague)
30-31 Conseil Compétitivité (Bruxelles)
31 Conseil Commerce extérieur (Bruxelles)
31 Réunion informelle du comité des médicaments vétérinaires (CVMP) (Copenhague)
31 Réunion des directeurs du sport (Copenhague)
31 Réunion du groupe de travail sur le cadre financier pluriannuel de l'UE (Copenhague)
Juin
3-5 Réunion informelle du Conseil Agriculture et pêche (Horsens)
4-5 Réunion informelle du comité pour les médicaments à base de plantes (HMPC) (Copenhague)
4-5 Réunion informelle des directeurs de l'eau et du milieu marin (Copenhague)
5-6 Réunion du groupe de travail médicaments homéopathiques (HMPWG) (Copenhague)
6 Réunion du réseau des juristes européens spécialistes des questions d'environnement (Copenhague)
6-8 Réunion informelle des directeurs des services vétérinaires (Horsens)
7-8 Conseil Justice et affaires intérieures (Luxembourg)
7-8 Conseil Transports, télécommunications et énergie (Luxembourg)
6-8 Réunion informelle des directeurs des services vétérinaires (Horsens)
11 Conseil Affaires générales (Luxembourg)
11 Conseil Environnement (Luxembourg)
11-12 Séminaire UE-États-Unis sur la lutte contre le financement du terrorisme (Copenhague)
11-13 Réunion des directeurs politiques chargés de la protection civile (Copenhague)
11-13 Conférence sur un cadre structurel pour une recherche numérique ouverte (Copenhague)
11-12 Lutte contre les menaces biologiques du 21ème siècle (Copenhague)
11-14 Session plénière du Parlement européen (Strasbourg)
12 Éventuellement Conseil Agriculture et pêche (Luxembourg)
13-14 ORATE (Observatoire en réseau de l'aménagement du territoire européen), séminaire sur la cohésion territoriale (Aalborg, Danemark)
14-15 Réunion des responsables des services publics de l'emploi (SPE) (Copenhague)
14-15 Réunion informelle des directeurs des ministères de la culture et des affaires étrangères (Copenhague)
14-15 Réunion du groupe de travail Recherche et du Comité de l'espace européen de la recherche (ERAC) (Horsens)
14-15 Réunion du groupe de travail responsables de la qualité des agences de médicaments (WGQM) (Copenhague)
15 Conseil Énergie (Luxembourg)
18-19 Conseil Agriculture et pêche (Luxembourg)
18-19 Conférence sur la formation à l'entrepreneuriat (Horsens)
19-20 Réunion des chefs d'agences de médicaments (HMA 2) (Copenhague)
20-21 Réunion plénière du Réseau judiciaire européen (RJE) (Copenhague)
20-21 Réunion des directeurs des organismes Payeurs (Horsens)
21 Eurogroupe (Luxembourg)
21-22 Conseil Emploi, politique sociale, santé et consommateurs (Luxembourg)
21 Réunion du groupe de travail des professionnels de la communication des agences nationales de médicaments (WGCP) (Copenhague)
21-22 Conseil Emploi, politique sociale, santé et consommateurs (Luxembourg)
22 Conseil Affaires économiques et financières (Luxembourg)
25 Conseil Affaires étrangères (Luxembourg)
25-27 20ème Conférence européenne des services sociaux (Copenhague)
26 Conseil Affaires générales (Luxembourg)
25-26 Réunion des directeurs forestiers (Copenhague)
26-27 Groupe de haut niveau sur la sécurité routière (Copenhague)
28-29 Conseil européen (Bruxelles)
28-29 Réunion informelle du comité éducation du Conseil des ministres (Copenhague).
GOUVERNEMENT DANOIS
Premier ministre:
Mme Helle Thorning-Schmidt (stm@stm.dk, Tél. +45 33 92 33 00, site Internet http://www.stm.dk/_a_2762.html )
Ministre de l'Économie et de l'Intérieur:
Mme Margrethe Vestager (im@im.dk, Tél. +45 72 28 24 00)
Ministre des Affaires européennes:
Nicolai Wammen (europaministeren@um.dk, Tél. +45 33 92 00 00)
Ministre des Affaires étrangères:
M. Villy Søvndal (udenrigsministeren@um.dk, Tél. +45 33 92 00 00, site Internet http://www.um.dk/en )
Ministre des Finances:
Bjarne Fog Corydon (fm@fm.dk, Tél. +45 33 92 33 33, site Internet http://uk.fm.dk/ )
Ministre de la Justice:
Morten Bødskov (jm@jm.dk, Tél. +45 72 26 84 00, site Internet http://www.justitsministeriet.dk/english.html )
Ministre de la Recherche, de l'Innovation et de l'Enseignement supérieur:
Morten Østergaard (min@fivu.dk, Tél. +45 72 31 80 00)
Ministre des Impôts:
Thor Möger Pedersen (min@skat.dk, Tél. +45 72 37 00 24)
Ministre des Transports:
Henrik Dam Kristensen (trm@trm.dk, Tél. +45 33 97 00 19, site Internet http://www.trm.dk/en/minister /)
Ministre des Entreprises et de la Croissance:
Ole Sohn (oem@oem.dk, Tél. +45 33 92 33 50)
Ministre de la Ville, de Logement et de la Ruralité:
Carsten Hansen (mbbl@mbbl.dk, Tél. +45 33 92 93 00)
Ministre de l'Emploi:
Mme Mette Frederiksen (bm@bm.dk, Tél. +45 51 23 28 30, site Internet http://uk.bm.dk/ )
Ministre de l'Enfance et de l'Éducation:
Mme Christine Antorini (minister@uvm.dk, Tél. +45 33 92 50 01)
Ministre des Affaires sociales et de l'Intégration:
Mme Karen Hækkerup (min@sm.dk, Tél. +45 33 92 93 00, site Internet http://www.english.sm.dk/Sider/Velkommen .aspx)
Ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche:
Mette Gjerskov (fvm@fvm.dk, Tél. +45 33 92 33 01, site Internet http://www.fvm.dk/home.aspx?ID=14541 )
Ministre du Climat, de l'Énergie et des Constructions:
Martin Lidegaard (min@kemin.dk, Tél. +45 33 92 28 00, site Internet http://www.kemin.dk/en- US/Sider/frontpage.aspx)
Ministre du Commerce extérieur et des Investissements:
Mme Pia Olsen Dyhr (handelsministeren@um.dk, Tél. +45 33 92 00 00)
Ministre de la Santé:
Mme Astrid Krag (sum@sum.dk, Tél. +45 72 26 90 00, site Internet http://www.sum.dk )
Ministre de la Défense:
Nick Hækkerup (fmn@fmn.dk, Tél. +45 33 92 33 20, site Internet http://www.fmn.dk )
Ministre de l'Environnement:
Mme Ida Auken (ministeren@mim.dk, Tél. +45 72 54 60 00, site Internet http://www.mim.dk/eng/ )
Ministre de l'Égalité hommes-femmes et des Cultes et ministre de la Coopération nordique:
Manu Sareen (km@km.dk, Tél. +45 22 68 85 65)
Ministre de la Coopération au Développement:
Christian Friis Bach (udviklingsministeren@um.dk, Tél. +45 33 92 00 00)
Ministre de la Culture:
Uffe Elbæk (min@kum.dk, Tél. +45 33 92 33 70, site Internet http://kum.dk/en/english/ )