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Bulletin Quotidien Europe N° 10525
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) iran

Accord de principe sur un embargo pétrolier

Bruxelles, 05/01/2012 (Agence Europe) - Les États membres ont trouvé un accord de principe pour imposer un embargo sur le pétrole iranien si Téhéran ne s'engage pas à coopérer avec la communauté internationale sur son programme nucléaire, ont révélé, jeudi 5 janvier, des diplomates européens. « Il y a un accord de principe pour aller de l'avant », a expliqué un diplomate à l'Agence France Presse. « Beaucoup de progrès ont été faits depuis décembre. Le principe d'un embargo pétrolier fait consensus. Cela n'est plus l'objet de débat » entre les États membres, a déclaré une autre source, citée par Reuters.

Cependant, selon différentes sources, il y a « encore beaucoup de travail » à faire d'ici la réunion du Conseil des Affaires étrangères du 30 janvier prochain, date limite donnée lors du précédent Conseil pour prendre une décision. « De nombreux détails doivent encore être discutés avant que l'on puisse dire qu'il y a un accord », a précisé l'une d'elle. Les discussions vont notamment porter sur le calendrier et les modalités, complexes à mettre en œuvre. « Il y a encore des désaccords sur le calendrier », a indiqué un diplomate.

De son côté, le porte-parole de la Haute représentante de l'UE a souligné que l'UE travaille sur des sanctions dont certaines portent sur le secteur de l'énergie, sans pour autant confirmer qu'un accord sur un embargo pétrolier a été trouvé. Il a précisé que les discussions sont toujours en cours et qu'il espère qu'il y aura un accord avant le Conseil.

Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a confirmé qu'un embargo sur le pétrole iranien pourrait être décidé au Conseil. « C'est à cette occasion que, je l'espère, nous pourrons adopter cette mesure d'embargo sur les exportations pétrolières de l'Iran. Nous sommes en train d'y travailler, les choses sont en bonne voie », a-t-il déclaré. Il a précisé qu'il faut que « nous rassurions certains de nos partenaires européens qui s'approvisionnent en pétrole iranien », expliquant qu'il faut leur fournir des solutions alternatives. « Mais ces solutions alternatives existent et je pense donc que nous allons atteindre l'objectif d'ici la fin janvier », a-t-il ajouté.

Début décembre, l'UE a décidé d'étudier la possibilité d'imposer de nouvelles sanctions contre Téhéran après la publication du dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique sur ses activités nucléaires. Mais les États membres étaient alors divisés sur un possible embargo pétrolier, qui affecterait la Grèce, l'Italie, l'Espagne et la Belgique qui importent du pétrole iranien. En 2010, l'UE a acheté 18% du pétrole iranien vendu dans le monde.

Les États-Unis, qui ont récemment renforcé leurs sanctions, ont salué cet accord, précisant que c'est une « très bonne nouvelle qui résulte de nombreuses consultations entre les États-Unis et les pays européens » et espèrent que des décisions similaires soient prises par d'autres pays. La Russie et la Chine sont opposées à un embargo sur le pétrole iranien.

L'Iran menace de fermer le détroit d'Ormuz, par où transite jusqu'à 40% du trafic maritime pétrolier mondial, en cas de sanctions contre ses exportations pétrolières. L'Iran n'est pas inquiet des futures sanctions de l'Union européenne contre ses exportations pétrolières vers l'Europe, a déclaré jeudi 5 janvier le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi. (CG)

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