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Bulletin Quotidien Europe N° 10521
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) transport

La BEI vante les mérites des project bonds et PPP aux députés

Bruxelles, 21/12/2011 (Agence Europe) - Les emprunts obligataires et les partenariats public-privé (PPP) sont les instruments financiers préconisés par la Banque européenne d'investissement (BEI) pour investir dans les infrastructures de transport, car tous deux ont la faculté d'attirer les investissements privés. Deux directeurs de la BEI, Dominique de Crayencour et Tom Barrett, ont fait passer le message aux eurodéputés membres de la commission transport et tourisme du Parlement européen, réunie mardi 20 décembre. Des explications détaillées aux eurodéputés qui tombent à point nommé, à l'heure où la stratégie européenne en matière de transport se trouve à un tournant avec la publication cette année du Livre Blanc et des propositions de la Commission visant à réviser le réseau transeuropéen de transport (RTE-T).

Le contexte économique que l'Europe connaît aujourd'hui est marqué par des restrictions au crédit. Or, « les investissements sont essentiels à la croissance et à la compétitivité, pour préparer l'avenir, et c'est d'autant plus vrai dans le transport. Face à une crise, il faut concentrer les financements privés, et nous avons le savoir pour combler les lacunes », a affirmé M. de Crayencour. Sous la houlette de la BEI et de son expertise, les emprunts obligataires - « project bonds » - et les partenariats public-privé attirent les investissements privés en créant un effet de levier.

Les emprunts obligataires peuvent venir en aide à des projets qui ne reçoivent pas une note suffisante pour attirer les financements nécessaires (issus des fonds de pension par exemple). Dans de tels cas de figure, où le retour sur investissement est moindre, les crédits se durcissent, car la prise de risque est plus importante ; or il faut qu'une partie prenante prenne une initiative d'endosser ces risques. C'est là où la BEI peut entrer en piste en prenant à son compte une partie des risques, pour inciter les investisseurs privés à acheter des obligations. Sur un projet de 100 millions par exemple, 4 millions pourraient venir du budget de l'UE, 20 millions de la BEI, en tant que garantie, le reste d'investisseurs extérieurs, pouvant même créer un effet de levier allant jusqu'à 150 millions d'euros, explique l'expert.

Quant à son collègue Tom Barrett, il se félicite que les PPP « prennent de plus en plus de place dans la boîte à outils des secteurs publics ». Le transport a toujours été un secteur de prédilection pour appliquer le modèle, avec une percée plus importante dans le rail récemment. Le PPP est également un élément essentiel pour permettre au secteur public de trouver des ressources additionnelles du côté du secteur privé. La BEI fait aussi la promotion des bonnes pratiques en la matière afin de renforcer la capacité des autorités publiques à gérer les partenariats.

De manière générale, les experts ont voulu rappeler aux députés que la BEI n'engage pas l'argent des contribuables. L'institution demeure une banque, mais qui n'est pas basée sur le profit, ce qui lui permet d'offrir de très bonnes conditions de crédit. C'est aussi quelque 400 techniciens qui peuvent attester de la valeur d'un projet, pas uniquement sous un angle purement financier, mais aussi social ou environnemental. (MD)

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