Bruxelles, 18/11/2011 (Agence Europe) - Complémentaires, les projets de fermes de production et de réseau de transport d'énergie solaire en Méditerranée, Desertec et Medgrid, vont collaborer.
Les représentants des initiatives Desertec et Medgrid doivent signer, en marge du Conseil Énergie du 24 novembre, et en présence du commissaire Günther Oettinger, un mémorandum d'entente inscrivant sur le papier les termes de leur coopération future, a annoncé la Commission européenne le 18 novembre.
Etabli en 2009, et regroupant 17 entreprises, pour la plupart allemandes, dont les énergéticiens E.ON et RWE, mais aussi Siemens, ABB et Deutsche Bank, rejoints en 2010 par l'italien Enel Green Power, le français Saint-Gobain Solar, l'espagnol Red Electrica et le marocain Nareva Holding, Desertec est un projet de réseau de centrales solaires dans le nord de l'Afrique et au Moyen-Orient, qui veut couvrir jusqu'à 15% des besoins de l'UE en électricité d'ici 2025.
Fondé fin 2010 par 20 groupes industriels, dont les français EDF, RTE, Alstom, Areva, Atos Origin, Nexans et CDC, les espagnols Abengoa et Red Electrica, l'allemand Siemens, les italiens Terna, Prysmian et Nemo, le marocain ONE, ou encore l'émirati Taqa, Medgrid est un projet de réseau sous-marin de lignes à haute tension en mer Méditerranée, visant à acheminer vers le marché communautaire l'électricité d'origine solaire produite en Afrique du Nord, au Sahara, et au Proche-Orient.
Complémentaires, ces deux initiatives s'inscrivent dans le cadre du 'plan solaire méditerranéen', initiative mise sur la table par la Commission en novembre 2008 et qui prévoit la construction, au sud et à l'est du bassin méditerranéen, de capacités de production d'énergie solaire et éolienne, de 20 gigawatts d'ici 2020, dont 5 GW seraient destinés à l'exportation vers l'UE, soit 25% de la production prévue par le plan. (EH)