login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10498
Sommaire Publication complète Par article 18 / 38
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/onu/climat

Un nouveau rapport du GIEC, un nouvel appel au sursaut

Bruxelles, 18/11/2011 (Agence Europe) - À en croire un nouveau rapport publié le 18 novembre par le GIEC (groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat), ce serait folie que de ne point vouloir se préparer à s'adapter au changement climatique global déjà à l'œuvre, ce dont Connie Hedegaard, commissaire européenne à l'Action pour le climat et Kristalina Georgieva, commissaire à la Coopération internationale, l'Aide humanitaire et la Réponse aux crises ne doutent pas. À dix jours seulement de la conférence climatique onusienne de Durban (COP 17, 28 novembre-9 décembre), c'est une occasion pour elles de lancer à la communauté internationale un appel conjoint à une prise de conscience salutaire et à l'urgence d'agir pour l'après-2012

Selon ce rapport spécial qui analyse la vulnérabilité des différents pays aux risques liés aux changements climatiques, l'humanité devrait déjà s'organiser pour faire face à la multiplication et à l'intensité accrue, attendues au cours des prochaines décennies, d'épisodes extrêmes comme les cyclones et pluies torrentielles dans les pays tropicaux , les sécheresses en augmentation au 21ème siècle, la poursuite de l'érosion des côtes et des inondations, la fonte des glaciers pour n'en citer que quelques-uns.

« La semaine dernière, des avertissements graves sont venus de l'Agence internationale de l'Énergie [rapport World Enegy Outlook 2011 - EUROPE n° 10493]. Aujourd'hui, c'est du GIEC qu'ils viennent. Il va sans dire que c'est un nouvel appel au sursaut. Avec toute la connaissance et les arguments rationnels en faveur d'une action urgente pou le climat, il est frustrant de voir que certains gouvernements ne témoignent d'aucune volonté politique d'agir. À la lumière des faits toujours plus alarmants, il faut poser aux gouvernements partisans de différer les décisions la question suivante: combien de temps encore allez- vous pouvoir défendre votre inaction ? », a déclaré Mme Hedegaard, à l'adresse des économies majeures qui se refusent toujours à des engagements contraignants pour la réduction de leurs émissions de CO2.

Kristalina Georgieva ajoute: « Ce rapport vient à point nommé nous rappeler les conséquences pour nous tous de la vague de catastrophes provoquées par la fréquence et l'intensité croissantes d'épisodes météorologiques extrêmes. Cette année, nous avons agi pour répondre aux inondations au Pakistan, en Thaïlande et en Amérique centrale, ainsi qu'à la catastrophe dans la Corne de l'Afrique provoquée par la sécheresse. Chez nous, en Europe, nous sommes aussi affectés. Il n'est que de voir les inondations en Italie et en Irlande. Mon message est clair: c'est en construisant de la résilience dans tout ce que nous faisons - en intégrant nos politiques et pratiques de réduction des risques et nos politiques d'adaptation - que nous en retirerons tous des bénéfices: sauver des vies, limiter les dégâts et nous préparer précocement à être mieux équipés pour affronter le pire que la nature puisse réserver aux plus vulnérables ». (AN)

Sommaire

JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES
CALENDRIER