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Bulletin Quotidien Europe N° 10491
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) pe/climat

Vent debout pour défendre l'ETS aviation, inquiétudes pour Durban

Bruxelles, 08/11/2011 (Agence Europe) - Tous derrière la législation européenne qui inclut l'aviation civile dans le système d'échange de quotas d'émissions de CO2 de l'UE. Les membres de la commission de l'environnement du Parlement européen n'ont eu aucun état d'âme, le 8 novembre à Bruxelles, face aux attaques dont fait l'objet la directive ETS de l'UE et ont exprimé leur plein soutien à la fermeté dont fait preuve Connie Hedegaard, commissaire à l'Action pour le climat (EUROP n° 10488). À vingt jours de la conférence climatique onusienne de Durban (COP 17, 28 novembre-9 décembre), ils se sont en revanche inquiétés de la stratégie à adopter par l'UE dans les négociations internationales et des résultats à escompter de cette conférence dont tous savent d'ores et déjà qu'une éventuelle deuxième période d'engagements du Protocole de Kyoto après 2012 constituera l'enjeu majeur.

Connie Hedeggard a défendu la légalité de la directive ETS et la nécessité impérieuse d'y inclure l'aviation, qualifiant de « rien de bien nouveau » et de « faibles » les arguments invoqués par les pays tiers qui contestent la validité juridique de la législation européenne, comme tous les signataires de la déclaration récente de l'OACI, États-Unis et Chine en tête (EUROPE précité). Jo Leinen (S&D Allemagne), qui préside la commission parlementaire, a réitéré que la loi récemment votée par la Chambre des représentant américaine pour soustraire les compagnies aériennes des États-Unis à l'obligation de payer, pour leurs vols transatlantiques, une partie des quotas qui leur seront alloués à compter de 2012, est selon lui « arrogante et ignorante parce que nous attendons des autres qu'ils respectent nos lois comme nous respectons les leurs » (EUROPE n° 10485.

Pour la COP 17, plusieurs parlementaires de gauche dont Kriton Arsenis (S&D, Allemagne) et Bairbre De Brun (GUE/NGL, Royaume-Uni) ont plaidé pour que l'UE accepte une seconde période d'engagement de Kyoto même si d'autres pays industrialisés (comme les États-Unis et le Japon) s'y opposent - une position qui, de l'avis de Connie Hedegaard, serait « une grave erreur », fatale à l'obtention d'efforts de réduction d'émissions accrus. Elle préfère la solution médiane prôné par le Conseil européen qui vise l'établissement d'une feuille de route et d'un calendrier clair pour la négociation d'un accord global et juridiquement contraignant. Tous - parlementaires comme la commissaire - ont appelé à des progrès à Durban sur le financement de l'aide aux pays en développement sachant que 100 milliards de dollars par an doivent être trouvés à compter de 2020. Jo Leinen a rappelé que, dans son propre intérêt économique, l'UE devrait viser plus qu'une réduction de 20% de ses émissions à l'horizon 2020, position défendue dans le projet de résolution qui sera soumis à la session plénière la semaine prochaine. (AN)

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