Bruxelles, 08/11/2011 (Agence Europe) - La concrétisation d'années d'efforts financiers européens en matière spatiale, qu'illustre le lancement, le 19 octobre dernier, des deux premiers satellites opérationnels de son système de navigation spatiale Galileo, ne masque pas la nécessité de les poursuivre pour maintenir le leadership de l'UE dans ce domaine. L'UE se voit au défi de ne pas négliger l'espace et ses applications, dont le système de surveillance GMES, dans la préparation de ses budgets annuels à l'horizon 2020.
« Si, pour le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, 'parler d'espace, c'est synonyme de vacances', on ne peut pas passer sous silence la crise économique et financière actuelle qui n'épargne pas le secteur spatial », a prévenu Jacques Dordain, en ouverture d'une conférence sur l'espace, le 8 novembre à Bruxelles. Pour le patron de l'Agence spatiale européenne (ESA), l'Europe a deux grands rendez-vous pour l'avenir de sa politique spatiale. Il s'agit d'une part de la définition du cadre financier pluriannuel de l'UE pour 2014-2020, dans lequel les Vingt-sept devront, selon lui, donner la priorité à la suite du programme Galileo et au soutien de GMES, un des plus ambitieux programmes spatiaux développés par l'UE jusqu'à présent. « Nous devons travailler pour que le second soit un des fers de lance du budget de l'UE pour la période à venir », a insisté M. Dordain. L'autre rendez-vous d'importance sera la réunion ministérielle de l'ESA, fin 2012, qui sera non moins déterminante pour l'avenir du budget consacré par ses pays membres à la recherche spatiale. En 2008, les pays membres de l'ESA s'étaient engagés à investir 10 milliards d'euros pour les services spatiaux, a rappelé M. Dordain, qui a évoqué une révision à la baisse de 25% d'ici 2015 des coûts de l'agence. (EH)