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Bulletin Quotidien Europe N° 10491
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/Énergie

Nord Stream, nouveau chapitre des relations avec la Russie

Bruxelles, 08/11/2011 (Agence Europe) - L'inauguration de la première conduite du gazoduc Nord Stream ouvre un nouveau chapitre des relations énergétiques, parfois tumultueuses, entre l'UE et la Russie.

La chancelière allemande Angela Merkel, le président russe Dmitri Medvedev, le Premier ministre français François Fillon, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte et le commissaire à l'Énergie Günther Oettinger ont symboliquement ouvert, mardi 8 novembre à Lubmin, en ex-RDA, les vannes de la première conduite du gazoduc Nord Stream, une infrastructure de 1 200 kilomètres qui relie, sous la mer Baltique, la Russie au marché européen, via l'Allemagne. Une fois doté d'un deuxième conduit qui doublera, fin 2012, sa capacité à 55 milliards de m3 par an, Nord Stream, projet controversé d'un coût de près de 8 milliards d'euros, piloté par le gazier russe Gazprom (51%), les énergéticiens allemands BASF et E.ON (15,5% chacun), le français GDF-Suez et le néerlandais Gasunie (9 % chacun), pourra alimenter 26 millions de foyers européens.

Au-delà des messages de réjouissance des dirigeants présents à Lubmin, Günther Oettinger a insisté sur l'importance de la Russie en tant que fournisseur, à long terme, de gaz naturel de l'UE. Sans apporter plus de précision sur le calendrier, le commissaire a mentionné un essor des fournitures de gaz russe vers l'UE à hauteur de 200 milliards de m3 par an contre 125 milliards de m3 actuellement. Evoquant « des différences peut-être culturelles » avec la Russie pour expliquer la nature de relations énergétique parfois houleuses avec l'UE, M. Oettinger a plaidé pour un « partenariat transparent » entre les deux économies, et appelé Gazprom à ne pas négliger ses liaisons via l'Ukraine et le Bélarus, qui restent « nécessaires » à ses yeux, mais souffrent de ne « pas [être] en très bon état ». « Nous aurons certainement toujours des discussions critiques », a jugé pour sa part Mme Merkel, appelant « ce cher Günther Oettinger » à favoriser plus de « compréhension réciproque ». « Il n'y a pas d'alternative économique » au partenariat entre Europe et Russie, a conclu M. Medvedev, en indiquant que son pays a « toujours rempli consciencieusement ses obligations ». (EH)

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