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Bulletin Quotidien Europe N° 10491
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/eurogroupe

L'optimisation du fonds de sauvetage espérée pour décembre

Bruxelles, 08/11/2011 (Agence Europe) - Les ministres des Finances de la zone euro intensifient leurs travaux devant mener à l'optimisation de la force de frappe du fonds européen de sauvetage, la Facilité FESF (Fonds européen de stabilité financière), sur la base de l'accord marqué fin octobre par le sommet de l'Eurozone (EUROPE n°10483). L'objectif est d'enrayer la contagion de la crise de la dette souveraine qui menace d'emporter l'Italie (voir autre nouvelle). « L'objectif est de finaliser le travail juridique et opérationnel d'ici fin novembre », a indiqué lundi 7 novembre au soir le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Il a espéré que l'Eurogroupe arrêtera, lundi 28 novembre, les modalités et les conditions liées l'optimisation du FESF. D'ici là, les acteurs financiers seront consultés en vue de tester les options envisagées.

Le directeur exécutif du FESF, Klaus Regling, a rappelé les deux approches sur la table: - utiliser le fonds en tant que mécanisme d'assurance pour les acteurs financiers investissant dans les titres de dette de pays de la zone euro en difficulté ; - créer des fonds de co-investissement, potentiellement adossés au FMI, afin d'attirer les investisseurs publics et privés de pays tiers. Ne s'excluant pas mutuellement, ces deux options visent à porter à environ 1 000 milliards d'euros la puissance de feu du FESF, actuellement limitée à 440 milliards d'euros, sans modifier les garanties nationales déjà octroyées. Concernant la première option, M. Regling s'est demandé si les certificats que les pays émettront afin de rehausser les obligations souveraines concernées pourront être mis sur le marché de manière autonome. Concernant la deuxième option, les travaux en cours dans l'Eurozone vont de pair avec ceux du G20 relatifs à l'augmentation des ressources du FMI et ils seront conclus « probablement d'ici février 2012 », a admis M. Juncker (EUROPE n°10489).

Après avoir déjà reporté de quelques jours son opération, le fonds de sauvetage a éprouvé des difficultés, lundi, à lever 3 milliards d'euros de titres, les investisseurs exigeant une prime de risque plus élevée que lors des émissions précédentes. Le rendement ('yield') est « le plus élevé que nous avions eu jusqu'à présent », a reconnu M. Regling. Selon lui, les conditions de marchés sont « très difficiles » en raison des crises politiques en Grèce et en Italie. Et le manque de détails disponibles sur la façon d'optimiser le fonds européen de sauvetage ne rassure pas les investisseurs. Selon certains commentateurs, cette poussée du taux d'intérêt sur les prêts du FESF s'explique aussi par le fait que les investisseurs auraient déjà intégré une dégradation de la notation française qui aurait des répercussions sur la qualité de la signature du fonds européen de sauvetage.

BCE. Les deux options sur l'optimisation du FESF sont le résultat d'un compromis entre l'Allemagne et la France. La première refuse d'impliquer la BCE pour des questions d'indépendance vis-à-vis du pouvoir politique. La seconde craint qu'une augmentation des contributions nationales aboutisse à une dégradation de sa signature. Lors du G20 à Cannes, les États-Unis ont fait pression sur l'Allemagne afin qu'elle reconsidère sa position. Il est difficile de comprendre « pourquoi certains sont si opposés à ce que la BCE joue un rôle plus activiste sur le plan monétaire », s'est étonné lundi le Premier ministre britannique David Cameron, rapporte The Guardian. Et d'ajouter: « Le G20 a retenu, à ce stade, des engagements spécifiques précisément parce que nous voulions voir une action plus concrète des pays de la zone euro afin qu'ils rendent leur pare-feu plus crédible ». À Cannes, les principales puissances de la planète ont accepté d'augmenter les ressources du FMI pour qu'il garantisse la stabilité financière globale, mais aucun pays n'a explicitement indiqué qu'il s'engageait à aider l'Eurozone. (MB)

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