Bruxelles , 25/10/2011 (Agence Europe) - Bien que des menaces planent sur un développement durable des villes, il est temps de saisir les opportunités pour faire de ces menaces des défis positifs, et cela peut se faire via de nouvelle forme de gouvernance. C'est ce qui ressort d'un rapport de la commission sur les « villes de demain », inspiré des bonnes pratiques de différentes villes européennes, et que le commissaire européen à la politique régionale, Johannes Hahn, a présenté lundi 24 octobre, lors d'une conférence dédiée aux « Instruments efficaces de soutien au développement régional », organisée conjointement par le ministère polonais du développement régional et la Commission européenne à Varsovie. Les villes sont en effet un maillon de la chaîne pour rendre le développement de l'UE plus durable. Cependant, elles souffrent de plusieurs désavantages comme certaines sont en déclin ou stagnent économiquement, notamment les anciennes villes industrielles. Elles subissent aussi le vieillissement de la population et un élargissement du fossé entre les riches et les pauvres. Et cela devient de plus en plus difficile de se loger convenablement pour certaines franges de la population. Enfin, la biodiversité est bien sûr sous pression, ce qui rend aussi les villes plus vulnérables aux inondations.
En réponse à cela, le rapport suggère qu'il faut davantage ancrer les compétences et les ressources dans l'économie, et favoriser les villes de moyenne et petite taille plus à même d'éviter l'exode rural. Les villes de demain devraient fournir plus d'espace public, réconciliant aussi les familles et les personnes âgées, tout en mettant en place une mobilité sans voitures. Ces recommandations doivent nécessairement passer par de nouvelles formes de gouvernance pour repenser la chose urbaine. Il s'agit aussi de ramener les citoyens dans la gouvernance en redonnant du pouvoir aux citoyens et en encourageant l'engagement civique. Enfin, le rapport appelle à une coordination tant horizontale que verticale des gouvernances, amenant les villes à coopérer tant avec d'autres niveaux de pouvoir qu'avec d'autres villes confrontées aux mêmes défis. Ce dernier point tient à cœur à Eurocities: « L'implication directe des gouvernements locaux est nécessaire pour obtenir des stratégies cohérentes, dépenser de façon efficace et avoir un meilleur rapport qualité-prix », selon Tomasz Kayser, représentant l'association à la conférence de Varsovie, et commentant les contrats de partenariats entre les régions et les États membres prévus dans la prochaine programmation de la politique de cohésion en 2014-2020. (MD)