Bruxelles, 15/09/2011 (Agence Europe) - Dans un communiqué faisant suite à la parution du nouveau rapport annuel de l'OCDE sur l'éducation (voir EUROPE n° 10451), l'Union des étudiants européens estime que le recours aux investissements privés pour financer l'enseignement supérieur ne doit pas pallier au manque d'investissements publics. Selon l'ESU, les gouvernements nationaux doivent accorder plus d'importance au budget finançant l'enseignement supérieur et ne pas se reposer sur le secteur privé, ce qui semble la tendance actuellement (selon l'OCDE, la part des investissements publics dans les établissements d'enseignement supérieur des pays membres est passé de 74% en 1994, à 73% en 2000, 68% en 2007 et 67% en 2008). Il est alarmant de constater que les gouvernements ne tiennent pas compte de l'expansion de l'enseignement supérieur alors même qu'ils ont fait de l'accès à l'éducation un objectif politique. « L'enseignement supérieur devrait être accessible à tous les apprenants, surtout ceux qui ont le plus de difficultés (…) nous ne soutenons pas le transfert des investissements publics vers le privé et appelons les gouvernements à compléter l'engagement politique par des mesures budgétaires », a réagi Allan Päll, le président de l'ESU. (I.L.)