Bruxelles, 15/09/2011 (Agence Europe) - Dans une résolution adoptée par 553 voix pour, 3 voix contre et 11 abstentions jeudi 15 septembre, le Parlement européen demande des sanctions européennes contre la corruption et invite les États membres à mettre en œuvre les règles permettant de l'enrayer. La corruption coûte 120 milliards d'euros par an à l'économie européenne, souligne le PE, une somme presque équivalente au budget annuel de l'UE. La crise économique qui sévit dans de nombreux États membres rend les mesures anti-corruption encore plus urgentes, font également valoir les députés. Le Parlement exhorte la Commission à présenter son évaluation relative aux mesures anti-corruption au sein de l'Union en 2012 à une date antérieure à celle proposée dans son paquet anti-corruption présenté en juin. Il souhaite aussi l'introduction d'une définition européenne de la corruption ainsi que des sanctions à l'échelle de l'UE, étant donné la dimension transfrontalière du phénomène. L'harmonisation des règles relatives à la protection des personnes qui dénoncent des actes de corruption et à la criminalisation de l'enrichissement illicite, est également nécessaire, selon le PE. Le Parlement note que la lutte contre la corruption passe par une plus grande ouverture dans les transactions financières. Les députés appellent toutes les institutions européennes et les États membres à assurer une plus grande transparence en élaborant des codes de conduite, ou en améliorant ceux qui existent déjà, de manière à y inscrire, au minimum, des règles claires en matière de conflits d'intérêts. Pour le PE, les États membres devraient également « prendre des mesures pour prévenir et combattre l'infiltration de la corruption dans la politique et dans les médias ». (OL)