Bruxelles, 04/07/2011 (Agence Europe) - Quatre éminentes personnalités israéliennes publient un texte commun dans le New York Times appelant les États-Unis et l'UE à ne pas se détourner de la proposition palestinienne de réclamer à la prochaine assemblée générale de l'ONU la reconnaissance internationale de la Palestine. Les signataires de ce texte sont Colette Avital, ancien ambassadeur, membre de la Knesset et responsable de la politique étrangère du Parti travailliste, le général Shlomo Gazit, ancien coordinateur militaire en Cisjordanie et chef des services de renseignement, et deux universitaires, Yossi Alpher, directeur du Jaffee Center at Tel Aviv University, et Mark Heller, de Institute for National Security Studies de l'Universitré de Tel Aviv.
« Pourquoi ne pas donner aux Palestiniens ce qu'ils veulent, avec l'ajout d'éléments propres à rendre cette résolution admissible pour une majorité d'Israéliens ? » écrivent-ils dans le grand quotidien américain. « Au lieu de perdre leur temps et leur énergie à tenter de redonner vie à un processus de paix israélo-palestinien moribond, les États-Unis et l'Union européenne devraient reconsidérer l'initiative palestinienne » qui « pourrait bien être en fait le levier d'une situation 'gagnant- gagnant' pour les Israéliens, les Palestiniens et le monde ». D'autant que reconnaître les frontières de 1967 et l'autorité palestinienne sur une partie de Jérusalem, c'est à la fois reconnaitre définitivement Israël et sceller le statut de Jérusalem-Ouest, laquelle « se trouve ainsi de facto reconnue comme partie intégrante d'Israël ». La partie occidentale de la ville a été occupée en 1967 et officiellement annexée. C'est « ce que même les meilleurs amis du pays se sont jusqu'à présent refusés à faire ». Cette assertion fait allusion au refus de la plupart des pays, y compris les 27 membres de l'UE, d'installer leurs ambassades dans la cité historique. (F.B.)