Bruxelles, 04/07/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne devrait proposer mercredi 6 juillet de prolonger au-delà de juin 2012 le règlement fixant un eurotarif pour les communications et les données téléchargées depuis l'étranger. Le 1er juillet, le règlement révisé de 2009 est entré en application, abaissant une nouvelle fois les tarifs par rapport au premier règlement de 2007. Soit 35 centimes d'euros maximum par minute pour les appels émis et 11 centimes pour les appels reçus en itinérance. Les plafonds fixés pour les prix de détails ne s'appliquent pas actuellement aux services de données en itinérance (EUROPE n° 10409). Avec l'intention de prolonger une nouvelle fois le règlement au-delà de 2012, les services responsables de la commissaire Neelie Kroes veulent s'attaquer aux prix de détails des données téléchargées depuis l'étranger. Actuellement, les prix facturés sont « un cauchemar pour les hommes d'affaires, les touristes et les jeunes » qui « n'osent pas utiliser leur mobile et encore moins leurs téléphones multifonctions » quand ils se déplacent en Europe, a décrété la commissaire.
Les services compétents de la Commission vont proposer mercredi d'étendre jusqu'en 2016 le système d'eurotarifs, ces plafonds tarifaires imposés par la Commission européenne depuis 2007, estimant que la concurrence n'est toujours pas effective sur le marché de l'itinérance avec des opérateurs qui ne proposent pas d'alternatives moins chères à l'eurotarif. En juillet 2012, les prix baisseraient encore, à 32 centimes pour les appels émis, à 28 centimes en juillet 2013 et 24 centimes en juillet 2014. Pour la réception d'un appel, l'eurotarif passerait à 10 centimes en juillet 2013. Enfin, les prix pour les données téléchargées depuis un pays européen étranger seraient réduits à 90 centimes par mégaoctet téléchargé en juillet 2012 et jusqu'à 50 centimes en 2014. Actuellement, les utilisateurs déboursent plus de deux euros par mégaoctet malgré une première réglementation sur les prix de gros qui ne s'est finalement pas répercutée sur les utilisateurs finaux. Ceux-ci payent toujours 50 fois plus lorsqu'ils téléchargent des données dans un autre pays européen. Selon l'AFP, la commissaire Neelie Kroes a déclaré vouloir « prendre le problème de roaming à la racine, avec une approche structurelle » qui « s'attaque au problème sous-jacent du manque de concurrence ».
Dans sa stratégie numérique pour l'Europe, adoptée en mai 2010, la Commission définissait l'objectif suivant: les différences entre les tarifs en itinérance et les tarifs nationaux dans le domaine des télécommunications doivent être proches de zéro au plus tard en 2015. (I.L.)