Bruxelles, 04/07/2011 (Agence Europe) - Avant la prochaine série de négociations commerciales entre l'UE et le Canada, qui se dérouleront du 11 au 15 juillet, la Confédération européenne des syndicats (CES) a demandé à Karel De Gucht de s'assurer que l'UE et le Canada répondent aux préoccupations des travailleurs du monde entier. Les accords internationaux doivent contribuer à renforcer et non miner leurs droits, écrit Bernadette Ségol dans sa lettre au commissaire européen au Commerce.
La secrétaire générale de la CES demande que l'UE adapte sa position de négociation afin de s'assurer qu'un puissant mécanisme de règlement des litiges, incluant la possibilité d'imposer des amendes pour violations des obligations sur les normes internationales sur les normes de travail, soit inclus dans l'accord économique et commercial global négocié actuellement avec le Canada. Une telle disposition, soutenue par les Canadiens, enverrait un message fort, y compris dans le contexte de négociations avec d'autres pays, poursuit Bernadette Ségol. Cette disposition indiquerait que l'UE veut assurer le plein respect des normes fixées par l'OIT dans le cadre de sa politique commerciale. Dans un communiqué, la CES rappelle qu'elle s'oppose en particulier à l'inclusion dans l'accord de dispositions sur la protection des investissements, qui serait dépourvue de toute justification et donnerait aux entreprises le pouvoir de remettre en question des décisions démocratiques et d'obtenir une contrepartie monétaire. Pour la lettre à Karel De Gucht, http://www.etuc.org (G.B.)