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Bulletin Quotidien Europe N° 10410
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/mÉditerranÉe

Cap sud pour les entreprises européennes

Bruxelles, 01/07/2011 (Agence Europe) - Le réseau de promotion de l'investissement en Méditerranée, ANIMA, soutenu par la BEI, annonce le lancement d'une brochure pour convaincre les entreprises européennes de ne pas se laisser décourager par les mutations démocratiques en Méditerranée et leurs retombées économiques. « Les soulèvements en faveur de la démocratie qui se sont propagés sur la rive sud de la Méditerranée vont évidemment avoir un impact sur les stratégies des entreprises dans la région ». Malgré ces « bouleversements et les situations variables qui prévalent dans les différents pays partenaires, l'interdépendance est croissante entre l'Union européenne et les pays du sud et de l'est de la Méditerranée », affirme ainsi le réseau qui a consacré sa brochure à la présentation de quelques « success stories » d'entreprises européennes qui ont choisi de s'expatrier totalement ou partiellement. La publication de cette brochure retient l'attention dans une conjoncture, qui, reconnaît ANIMA, n'est pas des meilleures: « La période ne favorise pas le commerce dans la région et n'offre pas la visibilité suffisante aux investisseurs pour mettre en œuvre de nouveaux projets ». La situation est illustrée par la récente dégradation des notations de ces pays, alors qu'ils ont fait, rappelle le réseau, des « efforts importants au cours de la décennie passée pour mettre en place les législations, institutions et infrastructures au service du développement du secteur privé ». Et, sur le plan strictement macro-économique, ils ont « accompli des progrès considérables, qui se sont traduits par une accélération généralisée de leurs IDE, de leur croissance et de leurs exportations ». ANIMA demeure toutefois prudent et concède la difficulté de « prévoir avec certitude l'évolution du contexte politique au cours des mois à venir ». Sur le long terme néanmoins, les pays partenaires « détiennent en leur sein les ferments de leur propre développement. Il leur appartient de les faire fructifier avec le concours de leur société civile et de tous les micro- et petits entrepreneurs qui en font partie et qui œuvrent au quotidien dans différents secteurs », affirme encore ANIMA. Pour s'y préparer, les pays partenaires doivent accentuer leurs efforts de réforme, choisir des voies qui favorisent la création d'emplois et l'initiative entrepreuniale et, surtout veiller à créer les conditions de la stabilité politique. L'appui de l'UE serait requis « pour les accompagner » vers la sortie de crise. Elle demeure le premier investisseur et premier partenaire commercial en Méditerranée, « avec des intentions qui ne faiblissent pas malgré la crise mondiale ». La Commission européenne apporte son appui technique et financier pour aider les jeunes à entreprendre et pour encourager les PME dans les pays voisins méditerranéens. La BEI, via sa filiale, la FEMIP (Facilité euroméditerranéenne de participation et d'investissement) a investi en 2010 un volume record de 2,6 milliards d'euros. Le « plus remarquable » serait dans l'attitude des chefs des petites et moyennes entreprises européennes. Car leur niveau d'investissement a été « moins affecté que celui des entreprises de plus grande taille ». Sans compter que ces « PME génèrent en moyenne deux fois plus d'emplois par euro investi que les grandes entreprises et les multinationales ». Ensemble, les entreprises d'une rive ou de l'autre ont à faire face à la crise mondiale. Ce défi commun impose à l'UE, selon ANIMA, de « rééquilibrer ses relations avec les voisins du sud méditerranéen, en favorisant un meilleur partage de valeur ajoutée ». Le constat serait que, depuis deux ans, les entreprises européennes « choisissent plus volontiers d'aborder ces marchés par le biais de partenariats avec des entreprises locales ». Parallèlement, ANIMA annonce sont intention de promouvoir dans la région une initiative pour « l'Investissement Socialement Responsable ». (F.B.)

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