Bruxelles, 01/07/2011 (Agence Europe) - L'industrie et le milieu d'affaires européens ont tout à gagner et peu à perdre d'un approfondissement des relations commerciales avec Taïwan, a conclu jeudi 30 juin la députée conservatrice lituanienne Laima Andrikienë, à l'issue d'une audition au Parlement européen, organisée par le PPE, sur les relations entre l'UE et l'une des économies les plus mondialisées de la planète et les plus dépendantes du commerce international. En dépit d'une multiplication par plus de huit fois sur les 20 dernières années des échanges bilatéraux, qui ont atteint 27,5 milliards d'euros en 2009, Taïwan n'est que le 19ème partenaire commercial de l'UE, son 7ème en Asie après la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l'Inde et Singapour - l'île, anciennement baptisée Formose, est en comparaison le 9ème partenaire commercial des États-Unis et le 5ème partenaire de la Chine comme du Japon. « L'UE et Taïwan entreverraient de grandes opportunités si nous améliorions nos relations avec cette importante économie de marché démocratique en Asie. La Commission européenne devrait s'y efforcer en vue d'un gain supplémentaire de bien-être à travers un partenariat amélioré avec Taïwan », insiste le coordinateur PPE au sein de la commission du commerce international, l'Allemand Daniel Caspary, dans un communiqué. Outre des opportunités significatives pour l'industrie européenne, des relations commerciales approfondies avec Taïwan dynamiseraient les exportations de services de l'UE. En outre, le secteur européen des TIC, hautement dépendant des composants taïwanais, aurait beaucoup à gagner d'une libéralisation tarifaire. Participant à l'audition, le secrétaire d'État taïwanais aux Affaires économiques, Francis Kuo-Hsin Liang, a souligné l'intérêt de Taipeh à démarrer des négociations pour un accord bilatéral de libre-échange. Mme Andrikienë suggère que le Parlement prenne l'initiative pour promouvoir au Conseil l'opportunité d'un renforcement des relations commerciales avec Taïwan. (E.H.)