Bruxelles, 01/07/2011 (Agence Europe) - De l'avis d'Andris Piebalgs, commissaire européen au Développement, la proposition de la Commission européenne pour les perspectives financières 2014-2020 fait opportunément la part belle aux dépenses de développement. En effet, elle augmente le financement de l'action extérieure « à la fois pour maintenir son action dans la lutte contre la pauvreté et en assurant sa présence dans le monde », elle consacre « un investissement intelligent dans le long terme » et elle permettra à l'UE de tenir ses engagements d'aide pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.
« L'UE et ses partenaires ont un intérêt mutuel à garantir le recul de la pauvreté: moins de pauvreté, moins de trafic d'êtres humains, moins de migrations illégales, moins de pandémies et moins d'insécurité. Il est moins coûteux d'éliminer le problème à la racine que de traiter les symptômes après coup », déclare le commissaire sur son blog. Il ajoute: « La proposition de budget de l'UE permettra aussi de maintenir la part de l'engagement pris par l'UE d'allouer 0.7% de son RNB à l'aide publique au développement d'ici à 2015 ».
Les 1600 ONG européennes de développement que fédère CONCORD sont sur la même ligne. Satisfaites de voir les dépenses extérieures passer de 56 milliards à 70 milliards d'euros, elles saluent l'engagement renouvelé envers les OMD dans cette proposition de budget. Aussi appellent-elles les États membres à « soutenir les niveaux de financement proposés pour le développement et à prendre leurs responsabilités au niveau national pour respecter leurs engagements concernant les OMD ».
Ces ONG saluent en particulier: - la proposition d'inclure un engagement clair de 0,7 % du RNB pour les objectifs d'aide publique au développement, qui mette clairement l'accent sur l'éradication de la pauvreté en s'appuyant sur la démocratie, les droits humains, l'égalité et le respect à la fois de la Charte des Nations unies et du droit international ; - la proposition de taxe sur les transactions financières pour générer des ressources propres ; - l'action climatique énoncée comme priorité clé.
CONCORD demande toutefois qu'on ne réduise pas l'aide aux pays émergents et à revenus intermédiaires, que les revenus de la taxe sur les transactions financières soient dévolus à la lutte contre la pauvreté et le changement climatique, et que le financement de la lutte contre le réchauffement soit additionnelle à l'aide au développement. (A.N.)