Bruxelles, 01/07/2011 (Agence Europe) - L'organisation 'Finance Watch' a officiellement vu le jour, jeudi 30 juin, avec pour mission de faire entendre la voix des citoyens afin de contrebalancer le lobby financier. Finance Watch va « mettre fin au monopole de l'industrie financière en matière de lobbying, monopole qui constitue une véritable menace pour la qualité de notre débat démocratique », déclare l'écologiste français Pascal Canfin, un des eurodéputés à l'origine de l'initiative, dans un communiqué. Selon lui, l'objectif de 'Finance Watch' sera triple: « développer une expertise indépendante, devenir un lobby de l'intérêt général contre les intérêts particuliers des banques, communiquer auprès du grand public pour faire vivre le débat public et permettre aux citoyens de s'approprier ces sujets ».
Son homologue belge Philippe Lamberts se réjouit que « 300 ONG, des syndicats, des associations de consommateurs et d'investisseurs » soient les membres fondateurs de l'organisation qui sera aussi épaulée par une vingtaine d'experts issus du monde universitaire et même financier. Le philosophe allemand Jurgen Harbermas a aussi accepté de parrainer 'Finance Watch'. Ancienne co-rapporteur en 2008 du Parlement européen sur l'avenir de l'architecture de supervision financière, la socialiste néerlandaise Ieke van den Burg a été nommée présidente de la jeune organisation et le Français Thierry Philipponnat, un ancien banquier membre d'Amnesty International France, en sera le secrétaire général. Forment le conseil d'administration de 'Finance Watch' le Bureau européen des consommateurs (BEUC), la Fédération européenne des épargnants (EuroInvestors), la Confédération européenne des syndicats (CES), la Fédération syndicale européenne des services et de la communication (UNI Europa), Friends of the Earth et Transparency International.
Selon la secrétaire générale du BEUC Monique Goyens, 'Finance Watch' constituera « la pièce manquante » du puzzle plaçant les services financiers au service de la société alors que les règles financières ont « trop souvent » servit les intérêts de l'industrie financière. « Des taux d'intérêt sur prêts hypothécaires liés à des monnaies étrangères ou bien des produits d'investissement, que même les employés de banque ne comprennent pas, peuvent difficilement constituer le genre de services dont les consommateurs ont besoin », ajoute l'organisation européenne dans un communiqué. Plus d'informations: http://www.financewatch.org (M.B.)