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Bulletin Quotidien Europe N° 10390
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/yÉmen

Le président Saleh devra rendre des comptes, dit Ashton

Bruxelles, 31/05/2011 (Agence Europe) - L'UE s'est dite « choquée » de la répression sanglante et meurtrière des manifestations contre le régime au Yémen, répression qui a gagné encore en intensité mardi 31 mai, coûtant la vie à de nombreux manifestants, selon plusieurs sources. « Je suis choquée et je condamne dans les termes les plus forts l'utilisation de la force et de munitions réelles contre les manifestants pacifiques à Taëz. Les informations faisant état d'attaques sur des installations médicales sont épouvantables. La répression qui se poursuit et la violation grave des droits de l'Homme et des règles de droit humanitaire international sont inacceptables. Les responsables de ces actes devront rendre des comptes », a commenté Catherine Ashton dans une déclaration faite le 31 mai. La Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères demande que le Haut Commissariat de l'ONU pour les droits de l'Homme lance une enquête indépendante afin d'établir les responsabilités des uns et des autres. Mme Ashton termine sa déclaration par un nouvel appel au président Ali Abdallah Saleh pour qu'il écoute les « demandes légitimes » de son peuple pour une « transition politique », qu'il arrête les violences et qu'il cesse de violer les droits de l'Homme: le président ne doit plus invoquer de « prétextes » pour ne pas mettre en œuvre l'accord négocié par le Conseil de coopération du Golfe (CCG). Mardi matin, au moins sept manifestants ont été tués par la police qui voulait empêcher tout nouveau rassemblement à Taëz. Les combats ont repris à Sanaa. (H.B.)

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