Bruxelles, 31/05/2011 (Agence Europe) - S'il salue l'accord ficelé mardi 24 mai entre la Commission et le groupement européen des autorités nationales de sûreté nucléaire (ENSREG) sur les critères des tests de résistance (stress tests) auxquels seront soumis les 143 réacteurs nucléaires en activité dans l'UE, le Comité économique et social européen regrette néanmoins que cet exercice soit volontaire, et plaide pour un rôle plus important de l'exécutif européen dans le contrôle de la sûreté effective des centrales.
« Il est encourageant de voir que l'adéquation des mesures de sûreté et de correction sera examinée. J'espère que tous les États membres procéderont aux tests. Nous ne pouvons malheureusement pas prévoir tous les événements extrêmes », commente Staffan Nilsson, dans un communiqué du 30 mai. « Un mix énergétique sûr, durable et à faible teneur en carbone est non seulement essentiel pour l'Europe, mais aussi pour le développement mondial dans son ensemble », insiste le président du CESE.
Le CESE rappelle, dans un communiqué, qu'il promeut activement la transparence dans le débat public sur l'énergie, en particulier en matière nucléaire, notamment par ses travaux sur les risques liés à cette source d'énergie, dans le cadre du forum européen sur le nucléaire. « Nous nous félicitons de l'extension des critères pour inclure les actions et erreurs humaines, mais aussi de la procédure prévue d'examen par les pairs (peer review) et de la publication des résultats. Les tests de résistance ne doivent pas être perçus comme un exercice hostile contre l'énergie nucléaire, mais comme une réponse aux inquiétudes de la société civile, qui pourrait conduire à une plus grande compréhension du besoin d'un mix énergétique diversifié et minimisant le recours aux combustibles fossiles », commente pour sa part le président de la section énergie et transports du CESE, Stéphane Buffetaut.
Son collègue Richard Adams, président du groupe de travail « transparence » au sein du forum nucléaire, juge essentiel que les États membres approuvent le leadership de l'exécutif européen dans l'exercice des stress tests. « La réalisation des objectifs climatiques dépend notamment du soutien positif de la société civile en faveur d'une palette diversifiée de sources d'énergie sobres en carbone. Le débat sur le futur du mix énergétique se poursuit, et la viabilité de ce qui en résulte dépend de la compréhension et de la confiance du public. Les tests de sûreté doivent produire un haut niveau de confiance », insiste M. Adams. (E.H.)