Bruxelles, 09/05/2011 (Agence Europe) - En visite à Bruxelles, vendredi 6 mai, le chef de la mission de police de l'UE dans les Territoires palestiniens (EUPOL COPPS), Henrik Malmquist, a assuré de l'impartialité de sa mission dans le récent processus de réconciliation entre le Fatah et le Hamas. « Généralement, l'UE soutient l'idée de la réconciliation palestinienne », a-t-il dit à la presse. Mais « dans mon domaine spécifique, la sécurité, nous devons encore en savoir plus et comprendre ce que signifie cet accord », a-t-il ajouté. Aux yeux de la police palestinienne toutefois, le processus de réconciliation est un aboutissement « naturel » et l'accord signé la semaine dernière entre le Fatah et le Hamas est « dans l'intérêt national des Palestiniens », a estimé à Bruxelles le porte-parole de la police, Josef Ozreil. Dans un appel lancé vendredi devant la presse européenne, M. Ozreil a demandé « plus de soutien » pour mener à bien le processus de réconciliation palestinienne. « Si nous parlons de la police à Gaza, il s'agit d'environ 14 000 personnes qui ont été au chômage pendant les quatre dernières années. Ils ont donc besoin de beaucoup d'aide et ils ont besoin d'être réhabilités et soutenus », a-t-il estimé.
« Il y aura une institution, un président, un Premier ministre », a-t-il ensuite précisé à Agence Europe, en estimant que cette consolidation institutionnelle entre la Bande de Gaza dirigée par le Hamas et la Cisjordanie ne prendrait pas plus « qu'un ou deux mois ». M. Ozreil n'a pas caché la motivation des Palestiniens d'avoir « une police démocratique, professionnelle et moderne » capable de servir au « futur État palestinien indépendant avec la capitale à Jérusalem ». Avec l'aide d'EUPOL COPPS, chargée de conseiller à la mise en place de toute la chaîne de la police judiciaire, de véritables progrès ont été effectués au cours de l'année écoulée. La police palestinienne est parvenue à réduire le nombre de crimes mortels de « 44 l'an dernier à 27 cette année » et de « limiter la circulation des drogues », a affirmé M. Ozreil. La police palestinienne est intervenue à 630 reprises en la matière l'an dernier contre 1000 en 2009, a-t-il dit. 98 000 affaires ont fini devant les tribunaux l'an dernier, selon M. Ozreil. Outre la modernisation de l'infrastructure et la formation des policiers, la police palestinienne a également finalisé l'adoption d'un plan stratégique pour les trois prochaines années et elle a signé des mémorandums d'accord avec les universités et les médias en Palestine. (A.By).