login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10374
Sommaire Publication complète Par article 20 / 28
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/Énergie

80% de sondés pour un objectif obligatoire de 20% d'économie

Bruxelles, 09/05/2011 (Agence Europe) - En matière d'économies d'énergie, les Européens privilégient les mesures sans impact financier (priorité accordée à la diminution de l'éclairage et à la réduction du chauffage ou de la climatisation) et ils sont plus de 80% à vouloir que l'objectif des 20% d'économie d'énergie soit obligatoire, selon un sondage réalisé par le Parlement européen.

C'est avant tout dans leur foyer que les Européens ont modifié leur comportement énergétique. En effet, plus de 24 points de pourcentage séparent ces mesures de toutes les autres. Ainsi, 55% (48% en 2006) des Européens ont diminué leur éclairage et ont réduit l'utilisation de leurs appareils électroménagers et 43% (la même proportion en 2006) leur chauffage ou leur climatisation.

Un contexte défavorable aux mesures coûteuses. On aurait pu penser que les différentes mesures d'incitation fiscales prises dans nombre d'États membres auraient influencé fortement le comportement énergétique des Européens. Les résultats laissent à penser que la crise financière, économique, sociale et monétaire a largement atténué les effets de ces incitations. En effet, l'isolation de la maison n'atteint que 19% des réponses (20% en 2006) et l'achat d'une voiture plus écologique 6% (8% en 2006). Les citoyens des États baltes figurent parmi ceux qui ont le plus isolé leur maison ainsi que ceux de la Slovénie et de la Slovaquie, alors que ceux de certains pays du Sud n'ont que peu modifié leur comportement dans ce domaine.

En matière de changement de voiture, ce sont cette fois les citoyens des États continentaux qui sont nettement au-dessus de la moyenne de l'UE.

Un nombre significatif d'Européens n'ont en rien changé leur comportement. Ce sont 17% des répondants qui affirment n'avoir rien fait l'an dernier pour économiser l'énergie. Toutefois, ils étaient plus nombreux (22%) en 2006 à répondre de cette façon.

Pour réduire la facture énergétique, priorité au 'compteur intelligent'. La généralisation des 'compteurs intelligents' est considérée comme prioritaire par 47% des répondants. Quatorze pays la placent en tête de leurs priorités. L'Italie et la Suède, pays où les compteurs intelligents sont déjà bien implantés, figurent en tête avec 59% chacun.

Pour une fiscalité incitative et une mise en concurrence des fournisseurs. Pour réduire leur facture énergétique, les Européens sont 40% à estimer que des incitations fiscales (réductions d'impôts) leur permettront d'améliorer l'efficacité énergétique de leur foyer et donc d'économiser de l'énergie. 36% des Européens privilégient la mise en concurrence des fournisseurs d'énergie ainsi que la faculté, pour le consommateur, d'en changer aisément.

Transparence des factures. Les répondants sont 23% à prôner une simplification des factures afin de les rendre compréhensibles et moins opaques.

Rendre obligatoire l'objectif des 20% d'économie d'énergie. En 2007, l'Union européenne s'est fixé un triple objectif à l'horizon 2020: diminuer de 20% les rejets de gaz à effet de serre, augmenter de 20% l'efficacité énergétique et réaliser 20% d'économie d'énergie supplémentaire. Il s'agit d'objectifs non contraignants mais que les États membres doivent s'efforcer de concrétiser. Les Européens sont 81% à considérer que l'objectif doit être rendu obligatoire.

Lutter contre la précarité énergétique. Selon Eurostat, 116 millions d'Européens étaient menacés de pauvreté ou d'exclusion sociale en 2008. Des mesures tarifaires spécifiques contribueraient-elles à éviter que ces personnes n'y tombent ? Les Européens sont 62 % à répondre par l'affirmative à cette question. 67% des États hors zone euro se montrent favorables à ces mesures tarifaires spécifiques, contre 58% des membres de la zone euro.

Réseau énergétique européen intégré. À l'heure actuelle, l'UE est composée de 27 réseaux nationaux. Dans leurs réponses, les Européens considèrent qu'un réseau européen intégré permettrait de parvenir à: - une diminution du coût de l'énergie pour 59% des personnes interrogées ; - une meilleure utilisation des différents types d'énergie (notamment les renouvelables) pour près d'un Européen sur deux (47%) ; - un acheminement plus sûr de l'énergie pour 35% des répondants ; - une plus grande capacité de l'UE à négocier des contrats majeurs avec ses partenaires extérieurs pour 28% ; - une plus grande solidarité entre États membres pour 25%.

Un soutien massif à la mise en place d'une Communauté européenne de l'énergie. Que pensent les Européens de la volonté exprimée le 25 novembre 2010 par le Parlement européen de voir émerger une Communauté européenne de l'énergie ? Les trois quarts des Européens interrogés sont clairement en faveur de la création d'une telle Communauté européenne de l'énergie. (L.C.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE