Bruxelles, 09/05/2011 (Agence Europe) Contribuant ainsi au débat sur la réforme de la politique agricole commune (PAC), la Confédération européenne de la production de maïs (CEPM) insiste sur l'importance d'une « agriculture de production afin de contribuer à l'équilibre alimentaire mondial », selon un communiqué.
Cela implique, selon cette organisation, « de disposer d'un budget agricole en progression avec un premier pilier dominant reposant prioritairement sur des soutiens directs ». La mise en cohérence entre États membres de ces soutiens directs doit se gérer sur la durée afin « de prendre en compte les différences économiques objectives et de soutiens actuels entre États membres », précise la CEPM.
En matière de 'verdissement' de la PAC, il importe d'abord que les règles instaurées « ne soient pas des obstacles à la productivité des exploitations agricoles », poursuit-elle. « Ainsi, la prise en compte des biens publics et services environnementaux à inscrire dans le cadre du premier pilier de la PAC » pourrait reposer sur les BCAE (bonnes conditions agricoles et environnementales) et « sur des mesures complémentaires rémunérées et choisies par les agriculteurs sur la base d'une liste européenne », déclarent les producteurs de maïs.
Au sujet des négociations commerciales entre l'UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), ils s'opposent « à toute nouvelle concession sur le maïs ». La CEPM rappelle enfin « l'exigence d'une disponibilité sans distorsion à l'intérieur de l'Union européenne des différents outils disponibles permettant de répondre aux objectifs de productivité, de qualité et de compétitivité. Il s'agit en particulier des OGM, des produits de protection phytosanitaire et de l'irrigation ». (L.C.)