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Bulletin Quotidien Europe N° 10374
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/nuclÉaire

Critères des stress tests, la controverse se poursuit

Strasbourg, 09/05/2011 (Agence Europe) - L'initiative des tests de résistance nucléaire suscite la controverse devant le refus des États qui recourent à l'atome de prendre en compte des scénarios impliquant les cyber-attaques et les crashs d'avions, que le commissaire Oettinger veut inclure dans les critères des tests.

La Commission européenne et le groupement européen des autorités nationales de sûreté nucléaire (ENSREG) doivent arrêter par consensus, le 11 mai, les critères des tests de résistance (stress tests) des 143 réacteurs nucléaires hébergés dans l'UE à divers risques, dont ceux qui ont frappé le Japon le 11 mars dernier - un séisme et un raz de marée - et sont à l'origine de l'accident nucléaire à la centrale de Fukushima Daiichi.

Si le commissaire à l'Énergie Günther Oettinger veut inclure dans les critères des tests les hypothèses d'un attentat terroriste, d'une attaque informatique ou d'un crash d'avion, l'association des autorités de sûreté nucléaire d'Europe de l'Ouest (WENRA) veut seulement que soit évaluée la robustesse des centrales face à trois aléas, l'agression par des phénomènes naturels, la perte de systèmes de sûreté et l'accident grave.

Dans un entretien à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel paru ce week-end, M. Oettinger promet néanmoins de défendre son idée. « Je ne vais pas apposer ma signature en bas d'un test de résistance s'il ne satisfait pas mes attentes et celles d'une large opinion publique. Je ne trouve pas que l'examen des catastrophes que les hommes causent doive être uniquement facultatif », insiste-t-il. M. Oettinger doit rencontrer mardi à Strasbourg les ONG et les présidents des groupes politiques du Parlement européen pour soutenir son projet. Le commissaire est également prêt à proposer une réglementation contraignante en 2011, comme le prévoit le mandat confié par les dirigeants européens. Reste que du côté des États membres nucléaires, la cause semble entendue. La France et le Royaume-Uni, à la tête des deux plus grands parcs nucléaires, et qui militent pour un assouplissement des stress tests, se voient soutenus par l'ensemble des pays du WENRA. (E.H.)

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