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Bulletin Quotidien Europe N° 10340
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/nuclÉaire

Le Conseil Énergie planche sur l'impact du cas nippon

Bruxelles, 18/03/2011 (Agence Europe) - Moins d'un mois après leur première réunion formelle sous présidence hongroise, les ministres européens de l'Énergie se retrouvent pour une session spéciale dédiée à l'accident nucléaire nippon. En présence du commissaire Oettinger, le Conseil Énergie doit aussi se pencher sur l'organisation de tests de résistance aux risques des installations nucléaires dans l'UE.

Le ministre hongrois de l'Énergie Tamás Fellegi a convoqué une session extraordinaire du Conseil Énergie, lundi 21 mars à Bruxelles, pour discuter des événements récents au niveau international, d'une part la crise libyenne qui a pris une nouvelle dimension en fin de semaine avec le feu vert donné par le Conseil de sécurité de l'ONU à la zone d'exclusion aérienne (no-fly zone), et d'autre part l'incident majeur qui, depuis le tsunami du 11 mars, frappe la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon, et analyser leur incidence sur les marchés mondiaux de l'énergie et sur le secteur énergétique de l'UE.

Les ministres doivent aussi se pencher sur les tests de résistance (stress tests) des 143 réacteurs en activité dans l'UE à différents risques allant des risques sismiques aux attentats terroristes en passant par les raz-de-marée, les inondations et les pannes géantes d'électricité (black-out), qui devront être réalisés d'ici la fin de l'année sur la base de critères communs à définir. Lors d'une réunion de coordination européenne au tout début de la crise nippone, représentants des États membres, des autorités nationales de sûreté et de l'industrie ont marqué leur accord de principe en faveur de ces tests de résistance.

Dans un entretien au quotidien Handelsblatt du 18 mars, le commissaire à l'Énergie Günther Oettinger explique qu'il veut s'appuyer sur les résultats de ces tests pour réviser les normes européennes de sécurité dans les centrales nucléaires en 2012, alors qu'une telle révision n'est programmée que pour 2014.

L'échange promet d'être vif entre M. Oettinger, qui accumule les jugements catastrophistes depuis le début de la crise nucléaire au Japon, oubliant parfois le devoir de réserve de l'exécutif européen sur la question du bouquet énergétique, et les représentants gouvernementaux d'États membres pro-nucléaires, la France en tête, qui refusent de céder à la panique et de remettre en doute l'énergie atomique. En prédisant jeudi que certains réacteurs nucléaires dans l'UE ne répondront pas aux plus hautes normes communautaires de sécurité, M. Oettinger a provoqué une polémique avec Paris, le ministre français de l'Énergie Eric Besson s'étant dit « choqué » par les déclarations du commissaire. (E.H.)

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