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Bulletin Quotidien Europe N° 10332
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/santÉ

Tirer les leçons de la crise engendrée par le virus H1N1

Bruxelles, 09/03/2011 (Agence Europe) - En adoptant, mardi 8 mars à Strasbourg, un rapport, le Parlement déplore la réponse disproportionnée apportée à la grippe H1N1 en 2009-2010 et recommande davantage de coordination entre les États membres et des garanties spécifiques contre les conflits d'intérêts si une situation similaire venait à se répéter. « Ce rapport est une étape décisive pour mettre en évidence les préoccupations soulevées par la réaction disproportionnée à la grippe porcine en Europe, ainsi que l'influence possible des firmes pharmaceutiques dans le déclenchement des réponses », a déclaré le rapporteur pour ce dossier, Michèle Rivasi (Verts/ALE, française).

Les réactions des États membres lors de l'apparition du virus H1N1 ont été diverses, certains ayant procédé à des vaccinations massives alors que d'autres se sont totalement abstenus. Au total, des milliards d'euros ont été dépensés pour répondre à la crise. Tout en attirant l'attention sur la nécessité de réévaluer les stratégies de vaccination et les plans de prévention, le Parlement souligne la nécessité d'une action coordonnée (notamment l'achat groupé de vaccins) pour l'avenir.

Estimant nécessaire plus d'indépendance dans l'évaluation et la communication sur la situation, les députés demandent l'instauration de mesures supplémentaires en vue d'éviter d'éventuels conflits d'intérêts. Ils suggèrent de publier les déclarations d'intérêts des experts qui conseillent les instances sanitaires européennes en soulignant que, conformément à la législation de l'UE, l'entière responsabilité des vaccins incombe au fabricant et non pas aux États membres. Par ailleurs, le PE invite l'Organisation mondiale de la santé à revoir sa définition de la « pandémie », en tenant compte de la gravité de la maladie et pas seulement de la propagation d'un virus.

Pour assurer la capacité d'évaluer les risques au seul niveau de l'UE, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies devrait être doté de moyens lui permettant d'évaluer les risques de manière indépendante, et d'accomplir les autres tâches qui lui incombent, ont indiqué les députés. Enfin, ils insistent sur la nécessité d'une communication cohérente entre les États membres et avec la Commission européenne afin d'instaurer plus de confiance dans les mesures de santé publique visant à se parer contre les pandémies tout en cherchant à les prévenir. (I.L.)

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