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Bulletin Quotidien Europe N° 10329
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JOURNÉE POLITIQUE / (eu) pe/sondage

69% d'Européens se disent mal informés sur les activités du PE

Bruxelles, 04/03/2011 (Agence Europe) - La fracture sociale est sans doute l'élément le plus frappant des résultats de la nouvelle enquête 'Parlemètre' sur le Parlement européen, qui s'est déroulée entre le 25 novembre et le 17 décembre 2010. En effet, ce sondage, qui se situe dans la perspective des élections européennes de 2014, montre que plus d'hommes que de femmes déclarent être au courant des sujets traités par le Parlement européen ; les citoyens issus de classes sociales aisées ont une meilleure connaissance du Parlement que les autres ; le groupe le mieux informé est celui des 40-54 ans, tandis que les jeunes se sentent très mal informés. Les résultats se caractérisent par une stabilisation des principaux indicateurs par rapport à l'enquête précédente.

Un souvenir médiatique en légère régression. Six mois après les élections européennes, 62% des répondants déclaraient avoir récemment lu dans les journaux, vu sur Internet, ou entendu à la radio ou à la télévision des informations au sujet du Parlement européen. Ils sont aujourd'hui 59% (-3 points de pourcentage) à avoir ce souvenir médiatique, et seulement 42% en France, 49% au Royaume-Uni ou 51% en Italie (ces trois pays étant en queue de peloton). À signaler notamment la très forte augmentation en Irlande (+ 17 points de pourcentage), pays qui était en pleine crise financière au moment de l'enquête.

Connaissance limitée des activités du PE. 28% des répondants considèrent être bien informés sur les activités du Parlement européen (45% en Slovaquie, seulement 19% en Espagne), contre 30% il y a 9 mois (-2 points de pourcentage). On observe entre les deux enquêtes des variations importantes allant par exemple de +10 en Autriche à - 9 en Espagne. Plus des deux tiers (69%, +1) des Européens continuent de se sentir mal informés sur les activités du Parlement européen.

Meilleure connaissance du mode de fonctionnement du PE. Aujourd'hui, 42% (+9 par rapport à la dernière enquête) des Européens savent que leurs députés européens siègent dans l'hémicycle en fonction de leurs affinités politiques. Ils sont seulement 26% à connaître cela en République tchèque, 32% en Grèce et en Italie, contre 61% qui sont dans le vrai aux Pays-Bas (et 60% en Belgique). Ils sont 38% (-6) d'Européens à croire qu'ils y siègent en fonction de leur nationalité.

Une image contrastée du Parlement européen. Pour deux aspects, l'image que donne le Parlement européen reste positive: le Parlement est perçu comme 'démocratique' par 63% des Européens (82% en Slovaquie, seulement 39% au Royaume-Uni), contre 24% qui pensent le contraire. Il est considéré comme 'efficace' par 40% contre 38% qui le considèrent inefficace. Dans deux autres domaines, cette image est plutôt négative: le PE est perçu comme 'dynamique' par 39% des sondés contre 42% qui pensent le contraire. Le PE est-il à l'écoute des citoyens européens? 35% des répondants partagent cette opinion alors que 50% ne la partagent pas. Pour 51% des sondés, le Parlement est 'méconnu'.

Un rôle plus important pour le PE. 52% sont en faveur d'un rôle accru du Parlement européen (surtout à Chypre, avec une proportion de 79%), contre 55% sept mois après les élections européennes. Quant aux différences entre les deux enquêtes au sein des États membres, elles peuvent être élevées. Elles vont de +6 points en Hongrie et +5 au Danemark à -11 en Irlande et -10 en Allemagne.

Priorité à la protection des droits de l'Homme. La hiérarchie des priorités est demeurée la même par rapport à l'enquête précédente. C'est, de loin, la protection des droits de l'Homme que les Européens veulent voir défendue en priorité par le Parlement (à 60%). L'égalité homme/femme et la liberté d'expression viennent en seconde position, avec 36%. La seule évolution marquante concerne la solidarité entre États membres de l'UE (35%, +5) qui arrive en 4ème position.

La lutte contre la crise au cœur des politiques prioritaires à mener par le PE. Les conséquences de la crise économique, sociale, financière et monétaire ont certainement eu une influence sur la très forte augmentation de la priorité à accorder à la lutte contre la pauvreté et l'exclusion (52%, +8 points en 7 mois). Elle demeure de loin la première politique à mener aux yeux des répondants devant la protection du consommateur (en deuxième position avec 33%).

En revanche, les politiques dont l'impact quotidien est moins mesurable par le citoyen sont en net recul par rapport à l'enquête précédente: 26% des Européens citent la lutte contre le changement climatique qui perd 8 points (elle passe de la 3ème à la 6ème place), et 23% la politique de sécurité et de défense, qui perd 7 points. En 4ème position ex aequo avec 27% chacune, la coordination des politiques économique, budgétaire et fiscale (+3) et une politique agricole qui soit respectueuse de l'environnement et qui contribue à l'équilibre alimentaire mondial. (L.C.)

 

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